lundi 30 novembre 2009

Les blogueurs libéraux, ayatollahs du climat.

Depuis environ deux semaines, la blogosphère libérale est totalement réchauffée, qu'elle soit française ou étrangère. Est-ce à cause de l'interventionnisme massif de l'Etat dans l'économie ? Non pas…

Leur problème est le Climategate. De quoi s'agit-il ? A partir de données piratées auprès du GIEC, certains libéraux considèrent que le réchauffement climatique n'est pas causé par l'homme, et le disent avec force. Pour le moment, cette information n'est pas du tout reprise par les médias, et les opérations de Copenhague se poursuivent.

Je vais peut-être te surprendre, cher lecteur, mais j'admets partager certaines préoccupations des libéraux sur cette question. Non pas sur la réalité du réchauffement, mais plutôt sur les conséquences que cette situation de crise va avoir sur nos démocraties. Il va falloir très fortement surveiller l'Etat et ses actions, mais aussi les décisions internationales. Je suis d'ailleurs persuadé qu'il est possible de construire des solutions démocratiques à la crise climatique, sans entraîner une restriction de nos droits. De plus, il faudra aussi veiller que les pauvres et les classes moyennes ne soient pas les seuls groupes sociaux à faire tous les efforts, les solutions actuelles étant plutôt favorables aux milieux les plus aisés, comme la taxe carbone ou les incitations fiscales.

Dans ce cadre, je comprendrais que les libéraux, toujours inquiets de l'intervention de l'Etat, s'inquiètent et se manifestent. Je m'attendais à les entendre nous dire que le marché, dans sa grande sagesse, réagirait automatiquement en cas d'une telle crise climatique et amènerait les bonnes solutions, avec en plus de juteux profits pour les entrepreneurs innovants.

Or, leur stratégie est totalement différente. Ils essaient de nous dire que le réchauffement est une construction d'un groupe appelé les « réchauffistes » et espèrent nous convaincre de renoncer ainsi à toute mesure pour réduire nos taux de pollution. En clair, ils se masquent et se lancent dans une théorie complotiste qu'ils peinent réellement à appuyer, vu le faible nombre de scientifiques allant dans leur sens.

En clair, des politiciens font de la science. Je trouve cette stratégie inefficace et dangereuse car tentant de réduire un risque qui pourrait bien être vrai : l'homme aurait un impact sur le climat. Finalement, ils se montrent aussi sectaires que les nombreux ayatollahs qu'ils dénoncent eux-mêmes. Et si nous laissions les vrais spécialistes s'exprimer ?

Je ne vois toujours pas quel serait l'intérêt du GIEC, et les objectifs des Etats, à promouvoir une fausse version de l'histoire. En effet, développer une politique de lutte contre cette crise va coûter très cher ! Les gouvernements, et en particulier les pays pauvres, s'en passeraient bien…

dimanche 29 novembre 2009

Les Suisses partent en couille...



Je suis bouche bée, et je même faire un petit billet politique pour changer...
Les Suisses ont voté l'interdiction des minarets dans leur pays! Ce n'est pas une blague, c'est un référendum, comme il y en a des dizaines dans le petit pays banquier, et il est passé... Comme
une lettre à la poste, je dirais même... 57% tout de même!
Je suis soulagé de voir que mon canton d'adoption, Genève, est le seul à s'être opposé à cette folie.
Nos islamophobes blogueurs doivent saliver et se demander pourquoi ils ne sont pas suisses...
Je leur donne un conseil, quitte à mettre la honte sur le peuple, au lieu d'interdire les minarets, pourquoi ne pas laisser tomber les apparences, et s'en donner à cœur joie, hein les petits fachos cachés...
Pourquoi ne pas carrément interdire les musulmans, leur mettre un petit croissant sur la chemise et les foutre dans des charters... Ça a plutôt bien marché comme technique il y a quelques temps.

Franchement, plus j'y pense, plus nos sociétés me dégoûtent, je vais essayer de moins y penser...

L'entêtement Jerusalem...

Je vous invite à lire ce bel article paru sur Haaretz. Il s'agit d'un papier très juste sur le rêve israélien de Jerusalem, capitale unifiée de l'Etat d'Israël.
Je ne vais pas le traduire, c'est en anglais.
Those types have always been seen on big-city streets, talking to themselves, asking and answering, shouting, speaking in a low voice, deliberating and pontificating. As children, we were afraid of them. They were "crazy." That's exactly what Israeli public discourse is like. We are talking to ourselves, inventing bogus axioms and sticking with them as if they were decreed from on high, convinced that the whole world accepts them. But we are only talking to ourselves. No one else accepts them. The Israeli collective is not only talking to itself, it's deceiving itself completely.

mardi 24 novembre 2009

Réflexion sur l'infidélite et les Desperate Housewives...

Parfois il m'arrive de penser à des trucs sans aucune raison, on regarde la télévision et pendant quelques minutes, je pars dans mes pensées et je réfléchis. C'était le cas hier (sinon je ne serais pas en train d'écrire ce billet...), on avait juste terminé un passionnant épisode de Desperate Housewives (et oui les affres de la vie conjugales!) qui traitait de l'infidélité, quand je suis parti dans ma petite réflexion personnelle et silencieuse.
Je ne suis pas d'un naturel jaloux, et même si Fabrice et Mathieu doivent être en train de se marrer, c'est le cas. Je connais deux sentiments de jalousie, celui qui découle d'un manque de confiance en soi et donc en son partenaire, la peur de la/le voir s'enfuir avec un/une autre; et la jalousie sortie tout droit d'un problème d'égo, je me place plutôt dans ce dernier cas de figure...
Après 8 ans de vie commune, je pense qu'en général, on sait à quoi s'en tenir pour ce qui est de sa vie de couple, on se connait, on connait son partenaire, et si la peur de la voir s'enfuir avec un autre persiste, je pense qu'il y a un profond malaise.
Pourtant, si quelqu'un drague ma femme dans un bar, et que, par hasard, j'en ai un coup dans le nez, je risque d'avoir une réaction plus ou moins agressive... Ce n'est rien d'autre qu’une histoire d'égo, peut-être un truc de méditerranéen, en tout cas, il m'est insupportable d'imaginer qu'un mec ose penser pouvoir se faire ma femme, rien que de l'écrire, ça m'énerve!
Mais avec le temps, je m'aperçois que je ne réagirais probablement plus du tout comme avant face à une infidélité de ma moitié, qu'est-ce qu'une infidélité?
Pourquoi survient-elle? Soit vous êtes marié à un salaud ou une salope qui ne vous respecte absolument pas, auquel cas, il faudrait commencer à se poser certaines questions, soit l'acte d'infidélité découle d'un malaise chez le partenaire, un manque, une évolution négative de la relation… Elle reste dans tous les cas une faiblesse, et laisse probablement des remords. De jeune homme intraitable, je suis devenu un homme qui pourrait sans doute comprendre et certainement se poser les bonnes questions (après avoir détruit tout ce qu'il y a chez moi et aussi quelques poubelles et autres rétroviseurs en bas de chez moi...). Doit-on tout foutre en l'air pour une faiblesse? Je n'ai encore jamais été confronté à ce type de problème, fort heureusement, et j'espère ne jamais l'être, mais je pense de plus en plus que le fait d'aller coucher avec une tierce personne est perçu par notre société comme un acte autrement plus vilain et sale qu'il ne l'est réellement. Je dirais merci à notre héritage culture religieux qui punit salement ce genre de comportement et nous a foutu dans le crâne qu’il s’agissait de la pire trahison possible.
Ca a marché, car je pense que si l’on sondait les gens sur la pire chose que puisse vous faire leur conjoint, l’adultère arriverait en première position.
Je ne suis pas en train d’en faire l’apologie, mais cette série, hier soir, qui nous a balancé les grandes et belles paroles chrétiennes sur le mensonge, la confiance et c… m’a gonflé.
J’irais même jusqu’à dire que si un jour ma femme devait aller voir ailleurs, ce serait de ma faute.

Elle court elle court la Grippe!


J'ai trouvé ce lien chez le Faucon des collines. Un Google suivi de l'évolution de la Grippe A. Je l'avais quelque peu oublié celle là, depuis mon retour de voyage. J'avais vu tellement de masques sur les visages japonais que je me suis presque vu être contaminé par la paranoïa Grippale. Mais fort heureusement, j'ai retrouvé mon calme en même temps que la froideur alpestre. Je me suis bien amusé pendant 5 minutes avec ce tool, même si j'aurais aimé voir d'autres pays que la seule Nouvelle-Zélande représentante de l'hémisphère sud, histoire de voir comment s'est comporté le virus ravageur pendant la mortelle saison hivernale... La Nouvelle Zélande a en fait connu un hiver à un niveau grippal apparemment normal, sauf que le pic du virus est arrivé et reparti plus vite que les années précédentes, en tout cas 2009 n'est pas pire que 2008...
Pour ce qui est de l'hémisphère nord, la France, par exemple est encore loin d'avoir atteint son pic de contamination maximal de l'année passée, le Japon est quand à lui déjà sur la pente descendante.
Les pays dont la contamination à la Grippe est largement supérieure à celle de la grippe saisonnière en 2008 sont à chercher du côté de l'Europe de l'est et en ex-URSS, là, force est de constater que le graphique peut faire flipper.
Mais franchement, je m'en fous un peu de ce qui peut arriver aux russes...
Alors je ne sais pas vraiment quel crédit on peut accorder à tool très ludique, mais en même temps récolter les chiffres de contamination grippale ne parait pas être une mission très difficile...
Je reste encore très serein, d'ailleurs je n'ai pas regardé "Mots croisés" hier soir, ni pour m'inquiéter et porter un masque, ni pour m'énerver encore un peu plus après Henry Domenech et Cie...

jeudi 19 novembre 2009

La France d’aujourd’hui, un pays riche…

Depuis 1981, le PIB français a augmenté de 40% en euros constants, grâce à une croissance régulière située entre 1 et 3% par an en fonction des années.

Depuis 1981, les revenus n'ont cessé de s'écarter, la croissance des richesses profitant majoritairement aux 1% des Français les plus riches.

Depuis 1981, malgré quelques périodes de croissance, le salaire minimum ne progresse que très lentement, et contrairement à ce qui avait été affirmé en 2007, le SMIC sera très loin de 1 500 € par mois en 2012.

Ce pays n'a jamais été aussi riche : nous devrions donc avoir la meilleure situation sociale possible dans le meilleur des mondes.

Où est cet argent ? Certains disent qu'il est dans les mains de l'Etat, mais en tout cas, alors que je travaille pour lui, il n'est pas dans les miennes.

Manuel va me dire que, comme tous les Français, je passe mon temps à me plaindre.

Certainement pas. Pour moi, la France n'est pas le pays parfait, loin de là. Se satisfaire de la situation actuelle, telle qu'elle est, c'est renoncer. N'importe quel citoyen devrait passer son temps à critiquer sa démocratie, quel que soit son bord, et ne jamais se montrer satisfait. Je me désole que, dans d'autres pays, les citoyens se satisfassent d'une situation pénible, difficile, voire même simplement imparfaite.

Il faut être critique, tout le temps, toujours, même si les hommes qui nous dirigent sont proches de nos opinions. La critique est un véritable vecteur de progrès pour l'ensemble de la société.

C'est ça, être citoyen, camarade !

mercredi 18 novembre 2009

Macho ou Machiste ?

Mes deux comparses se disputent cette semaine pour savoir qui est le moins macho des deux, d'un côté un alpestre "un peu de tout mais surtout du sud" à l'œil noir de ses colères légendaires, de l'autre le pâtre grec, au fessier poilu et à l'héritage sexuel... discutable...

Assez drôle à lire quand on connait les zozos dans leurs vies privées depuis un moment. Malheureusement peu de lecteurs de ce blog sont dans mon cas, ce qui classe leur baston dans la catégorie "private joke involontaire" et vous fait rater tout le comique de la situation.

Moi je ne vais pas énumérer en quoi je suis un macho, pour la bonne et simple raison que je ne suis pas macho. Ni féministe. Je suis juste respectueux des humains, sans distinction de genre ou de couleur (avec cependant une propension à considérer certains comme dignes de mon affection et d'autres tout juste dignes de mon mépris, ce qui n'est au final pas réellement plus intelligent qu'un machisme enragé. Nul n'est parfait...).

A les lire (ainsi que Rubin ou d'autres) cependant il m'a semblé nécessaire de faire un petit billet pour différencier le macho du machiste. C'est mon papounet qui m'avait tenu la jambe avec cette distinction l'année dernière, et comme mon papa est un génie (bien qu'il soit macho au dernier degré) il doit avoir raison.

D'un côté nous avons donc le Macho. Rétrograde non pas par conviction mais par pure fainéantise intellectuelle qui l'empêche de dépasser coutumes d'un âge révolu le macho ne considère pas la femme comme a priori inférieure, il se considère juste comme "pas destiné" à accomplir certaines tâches et "destiné" à en accomplir d'autres.

Archaïsme hérité des loi saliques (elle-mêmes pompées sur les lois romaines, ce qui explique qu'on puisse considérer qu'au 21e siècle il soit complètement dépassé voire ridicule d'être Macho) c'est, pour simplifier, une façon de considérer le mâle comme "propriétaire" (seuls les mâles héritent de la terre) des biens matériels, et par conséquent de considérer la femme comme "ouvrière" dépourvue de pouvoir et confinée à l'exécution des tâches ennuyeuses et répétitives qui se regroupent sous le terme de "gestion du quotidien".

A l'homme donc la noble tâche de gagner sa vie (le pouvoir économique est un pouvoir de propriété puisque nous sommes dans des sociétés marchandes) et celle de la famille, à l'homme encore de combattre pour la protection de sa famille (face à l'étranger quel qu'il soit, protégeant de fait sa propriété) ou de prendre sur lui la lourde charge des décisions (en propriétaire avisé lui seul sait ce qui est bon pour son bien). Accablé par toutes ces obligations harassantes le mâle n'a plus aucune énergie à consacrer aux tâches domestiques, il décide de déléguer une part de son autorité à la femme...

... Qui a donc le bonheur de régner en maître sur la gestion des affaires courantes que sont les tâches ménagères ou l'éducation primaire de la descendance du maître. Pas propriétaire "légale" donc ne disposant pas de l'autorité nécessaire pour la prise de décisions importante, on lui donne un os à ronger en la laissant libre (dans une certaine mesure, il ne faudrait pas dilapider le bien) dans les dépenses alimentaires. Ca ne coûte pas bien cher et ça occupe. Idem pour les enfants : elle peut leur apprendre à marcher, à lire et à écrire mais dès que le petiot devient capable de réflexion c'est papa qui va l'instruire des référents philosophiques à considérer, il ne faudrait pas que la lignée se retrouve corrompue par des penseurs allant à l'encontre de la tradition familiale, ça gâterait la valeur du bien.

Raisonnement vieux comme mes robes (ou celles d'Hérode je ne me souviens plus) qu'il a fallu de nombreux siècles et pas mal de penseurs pour fissurer. Mais changer les habitudes c'est compliqué et le Macho (harassé des contraintes sus-citées) n'a pas le courage de s'y attaquer alors il répète le cours de l'histoire en se disant "je fais comme avant mais après tout on a toujours fait comme ça".

Manuel me dira peut être que ça n'a rien à voir avec le Japon, je n'en ai aucune idée vu que je ne connais ni le japon actuel ni l'ancien, et que je n'ai pas la moindre idée des origines de leurs codes de loi. A ce qu'il décrit la femme japonaise est plus "propriétaire" que les autres, mais reste aussi "ouvrière".

et puis il y a le Machiste. Lui n'est pas paresseux. Il ne se contente pas de reproduire ce qu'ont fait ses ancêtres, il veut s'assurer que rien ne changera jamais, et pour cela il a développé tout un arsenal, juste au cas où ces enragées de féministes viendraient bousculer l'ordre établi qui le met en haut de la pyramide du pouvoir. Lui est supérieur à la femme. Plus intelligent, plus fort, plus sensé, élu des dieux, son rôle est de régner. Elle n'est que le produit d'un os surnuméraire, objet de péché, bouffeuse de pommes, instable à cause de ses hormones, physiquement faible, à peine plus réfléchie qu'un chien, elle n'est bonne qu'à être l'objet du plaisir du mâle, et déjà ça c'est lui faire bien des honneurs... (j'ai voulu mettre "bien l'honorer" mais c'était trop vulgaire, et en plus mensonger dans 95% des cas)

Pour s'assurer la pérennité le Machiste a d'abord pensé à instrumentaliser la Loi. Celle des hommes. En inscrivant son autorité dans le marbre il s'assure qu'on ne pourra pas la remettre en question. Mais les femmes sont perfides et même le marbre s'effrite dans le temps, on a vu des greluches diriger l'Empire dans l'ombre de maris trop faibles pour imposer leur droit.

Alors le Machiste a trouvé la deuxième étape : la loi Divine, la Religion. En présentant la femme comme un cadeau fait à l'homme il lui nie l'essence divine. En la rendant mauvaise et responsable du péché il s'assure qu'elle sera tellement accablée par son sentiment de culpabilité qu'elle ne pensera plus au pouvoir, sachant qu'elle fera forcément le mal. Pour ne pas trop exagérer on présente aussi des femmes "pures" mais une telle pureté est impossible à atteindre donc ce ne sont que des exceptions qui confirment la règle. Ca a tenu un bout de temps, et ça tient encore pas mal dans pas mal d'endroits, mais des crétins ont remis en question les lois divines dans leurs bouquins et ces pétasses de suffragettes ont sauté sur l'occasion, ça a foutu un bordel tel que le Machiste ne sait même plus à quel saint (sein ?) se vouer, on le retrouve donc un peu partout où on parle de retour à l'ordre et d'autorité forte. Il n'y a plus de respect, tout se barre en couille ma pauvre dame...

Heureusement pour le Machiste le cinéma est encore friand de ces héros beaux et musclés qui sauvent le monde en s'encombrant d'une pouffiasse inutile qui ne fait que braire et les foutre dans la merde en essayant (la conne !) de l'aider alors que tout le monde sait que sauver le monde c'est une histoire de mec ! Faut bien rêver...

Manuel Macho ? Je pense que oui, jeune réac' devenu réac' d'âge moyen et se destinant à devenir un vieux réac' il aime bien la stabilité des coutumes, qu'elles soient françaises ou japonaises, qui lui permettent de ne pas vivre dans un univers sans règles. Peut être qu'il a raison, c'est vrai que chez moi la répartition des tâches cause souvent de longues discussions...

Mathieu lui... n'est pas un Machiste... enfin pas complètement, mais quand même... Un Machiste de gauche, agnostique laïcard et collectiviste, mais un Machiste tout de même.

Moi ? pfff, je suis certainement un traître à la cause des mecs, un demi-homme qui accepte un peu trop facilement d'être l'égal des gonzesses, un futur mauvais père qui préfère acheter à ses gosses un tableau magique plutôt qu'un pistolet ou une poupée barbie.

A toute fin utile je précise que j'ai fait ce billet avant de lire celui de Manuel, comme quoi c'est un sujet qui nous occupe...

Le macho et la féministe...

En ce moment, une chaîne contamine la blogosphère et dévoile les secrets machistes inavouables de ses participants bloggeurs.

Je ne pensais pas vraiment revenir sur le sujet, mais une conversation avec mon ami Fabrice, au cours de laquelle il sous-entend que je suis un affreux machiste rétrograde, me motive à le faire.

En fait, je remarque que cette chaîne machiste est fait une espèce de test à la Facebook du genre « Quel type de macho êtes-vous », mais sans les réponses et les fautes d’orthographes.

Au vu de ma difficulté à trouver des exemples concrets de mon supposé machisme, j’en ai déduit que finalement, malgré les apparences, je n’en étais pas un.

Je parle d’apparence, car j’ai un problème, celui de la provocation envers les femmes ayant un penchant féministe. Les bonnes blagues misogynes, les belles allusions machistes comme on n’en entend quasiment plus de nos jours, j’adore ça. Et si elle mord à l’hameçon, alors j’envoie généralement l’artillerie lourde. Le problème, c’est qu’ensuite, j’ai un déficit de sympathie à rattraper, souvent par le biais du conjoint bien emmerdé d’avoir un pote fouteur de merde, mais bon, tant que je me marre…

Le truc c’est qu’en France, en Allemagne (le reste de l’Europe, je ne connais pas), le macho est une vile créature méprisée par la gente féminine et même par la société dans son ensemble. Ce qui est étonnant, c’est que les machos que j’ai connu sont les mecs ayant eu, et de loin, le plus de succès avec les femmes.

Il y a un truc qui m’échappe dans cette équation…

Ben en fait il y a une logique, car si c’est le temps de la mode égalitaire, des hommes qui font la vaisselle, qui donnent le sein et passent l’aspirateur, il reste quand même un grand nombre de nanas qui tombent pour un type sûr de lui, qui en impose.

Car le macho a des côtés qui plaisent, le côté roc sur lequel se reposer, une virilité qui peut faire des ravages et j’en passe probablement…

Tout comme nous autres, hommes, n’avons pas tous les mêmes goûts, ben les femmes non plus, toutes n’aiment pas forcément le romantique sensible.

Fabrice, Mathieu et moi n’aimons pas le même type de femmes, et je ne parle pas de physique, alors pourquoi les femmes n’aimeraient-elles plus les mecs qui n’en-n’ont?

J’ai l’impression que le mec qui se féminise ou se fiottise lentement mais sûrement veut se persuader, et avec lui aussi le reste du monde, que l’homme doit être comme lui et pas autrement. Le macho est donc un pauv’ type, pas sûr de lui ni de sa virilité qui joue aux durs pour se rassurer, je schématise un propos entendu. Elle serait simple la vie si c’était comme ça…

Ben non, et en plus le macho ne met pas systématiquement des torgnoles à sa nana, ne la trompe pas non plus forcément, il fonctionne juste différemment, et beaucoup de nanas y trouvent leur compte…

Autre chose, si je m’amuse tant à provoquer la femme féministe, j’en prends parfois plein la gueule, et bien souvent, je suis très surpris car ma provoc’ n’en était qu’à ses balbutiements et j’étais en fait encore en train de parler vrai.

Je ne pourrais plus vivre avec une femme ne sachant pas cuisiner…

Tentez la celle là, y’a du retour !

Si ma fille me ramène un mec qui ne me revient pas, ça va chauffer et le gus risque de ne plus avoir envie de revoir ma fille…

Effet garanti, un must!

Je ne conçois absolument pas que mon gosse se retrouve à la crèche ou chez la nounou à partir de quelques mois…

Là, j’ai même pas le temps de proposer d’arrêter de bosser moi-même que la mitraillette envoie ses rafales de plomb!

J’en ai d’autres, mais bon, je vais faire un billet dico des conneries qui énervent certaines femmes…

Le plus rigolo dans l’histoire, c’est que ma femme, plutôt autoritaire comme nana, elle aimerait parfois que je sois un peu plus macho, et peine à comprendre comment j’arrive à passer pour tel aussi souvent et aussi facilement…

En tout cas, je continuerai à emmerder la féministe et je à me moquer de cette diabolisation risible du macho.

mardi 17 novembre 2009

Kawaii!!

C’est peut-être la fin de cette saga japonaise à laquelle je joue depuis quelques semaines, et j’ai gardé le meilleur pour la fin, les femmes.

Lors de mon dernier voyage, j’ai redécouvert que Tokyo et Kyoto (pas vraiment été ailleurs...) regorgeaient de femmes splendides, bien évidemment ai-je pensé partager ce plaisir des yeux avec mes amis masculins restés en France. Prendre des femmes en photo dans la rue pouvant être assez mal perçu, je pensais naïvement que ma seule parole suffirait et que nous pourrions discuter de la beauté, de l’allure, des fringues de ces femmes mais c’était sans compter sur des réactions vraiment inattendues…

Je suis quelqu’un de quelque peu impulsif et parfois extrême et bien entendu, je suis revenu avec l’idée qu’elles étaient les plus belles. Un ami m’a répondu préférer les grandes (je soupçonne une petite dose d’humour dans cette réponse) et le second m’a fait remarqué que mon jugement était altéré du fait que j’aimais les asiatiques, ce n’est pas faux, mais je ne suis absolument pas exclusif en beauté féminine.

J’ai donc abandonné le sujet, bien malgré moi, et je le reprends ici; l’avantage du blog c’est que l’on ne vous coupe pas l’herbe sous le pied avec des arguments imbattables.

Bien entendu je ne me permettrais pas d’établir une hiérarchie de la beauté féminine par pays, c’est absurde, et je comprends tout à fait que certains hommes ne soient pas attirés par la beauté asiatique.

En fait il faut garder en mémoire que la société japonaise est une société plus machiste que la nôtre, dans son propre style; les femmes bossent, picolent, sortent, divorcent (moins) mais le rapport homme femme est plus traditionnel que chez nous.

J’espère ne pas m’attirer les foudres des féministes, mais je suppose que ça risque d’être le cas…

Pour ce que j’en ai vu et compris la société japonaise requiert de la femme qu’elle soit belle.

Nous avons tendance à penser que les femmes asiatiques sont naturellement minces, dites le à ma femme, et vous prendrez de volée, que c’est plutôt qu’elles font autrement plus attention que tout ce qu’elle a pu voir des femmes européennes depuis son arrivée en France.

Le résultat de cet équilibre « machiste », c’est que ces femmes dépensent un fric fou en salon de beauté, fringues, coiffure, et que le résultat est visible, et je vous assure qu’il est vraiment bien visible…

Ajoutez à cela une mode vestimentaire très extrême, entendez par là des coupes de cheveux excentriques (ridicules), des combinaisons de couleurs et de formes étonnantes pour les hommes, une conscience de la mode qui me dépasse, moi qui ne me coiffe jamais…

Pour les femmes, c’est le vêtement sexy, tellement sexy qu’il serait indécent de se promener comme ça par chez nous, mais là bas, c’est normal.

Elles font tout pour se mettre physiquement en valeur, au niveau de la démarche, des attitudes, de la voix, de l’apparence tout est fait pour plaire à l’homme japonais.

Et marcher au milieu de cette foule de femmes extraordinairement bien mises en valeur est un plaisir n’importe quel homme (hétérosexuel du moins) saura apprécier.

Je reviens vers ma lectrice féministe qui est atterrée devant un tel déni des qualités intérieures de la gente féminine…

Les japonais et moi avons des goûts différents à plusieurs niveaux, je ne suis pas particulièrement fan des femmes enfants, et je préfère une allure déterminée et élégante qu’une allure « kawai », mignonne, timide, fragile.

J’ai des amies japonaises, et je sais que derrière la façade « pour plaire » se cache souvent un caractère n’ayant rien à envier à nos chefs de maison européennes.

Les femmes sont les maîtres absolues du compte en banque et des finances du foyer, l’homme a droit à de l’argent de poche et bien souvent il tente de cacher un peu de fric pour ses dépenses secrètes.

Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, la mère au foyer devenant une mère travailleuse, l’homme participe de plus en plus à l’éducation des enfants.

Cette image de société traditionnelle machiste cache en fait un foyer où les choses ne se passent pas vraiment comme on veut bien le croire, un peu à l’image des sociétés machistes matrimoniales où il ne faut pas faire le con avec la mama… Sauf que leur mama, elle est de plus en plus carriériste.

Je sais qu'une jolie japonaise aurait été plus apprécié qu'un ridicule host...

Oishii cuisine

J'ai parfois l'impression d'être quelque peu obsédé par mon dernier voyage, et mes billets ressemblent de plus en plus à des réflexions plus qu'à des billets politiques, et franchement c'est très bien comme ça, même si c'est plus risqué. Plus le billet est personnel, plus je suis sensible aux retours, et les impressions de voyages c'est personnel.

Dans mon dernier billet, je parlais pêle-mêle de la cuisine et des femmes japonaises, je ne vais pas encore m'attaquer à la montagne féminine, il va me falloir un peu plus de temps pour réellement pouvoir déterminer ce que je vais dire et comment.


J'ai eu du mal à m'habituer à la cuisine japonaise, mais fort heureusement je n'ai pas eu le choix, j'y ai vécu, je n’allais pas passer mon temps à éviter l'inévitable. Mais le crû, les algues, ça ne m'attirait vraiment pas, en fait jusqu'à aujourd'hui je ne suis pas vraiment fan de ce qui a goût d'iode.Vous avez deviné, je reste dans la cuisine et vais tenter de partager au mieux ma découverte d'une façon de manger totalement différente de celle de mon pays. J'avais déjà commencé l'année dernière avec du
beurre dans les épinards, je vais tâcher d'être un peu plus épicurien dans ma démarche aujourd'hui.

Mais même après avoir passé le cap de la peur de l'inconnu culinaire, j'ai mis beaucoup de temps à réellement apprécier cette cuisine, je la trouvais fade, pas assez grasse, alors je bouffais du curry, des Gyudons (bol de riz avec des lamelles de viande de bœuf) et autres plats simples. Je mangeais bien sûr toutes les autres choses que me faisait découvrir ma compagne, et petit à petit j'ai véritablement commencé à apprécier.

J'ai découvert une cuisine douce, très fine; ce qui me paraissait fade au début est devenu goûtu, j'ai appris à apprécier les textures, les couleurs, manger est devenu une expérience plus complexe et intéressante qu'elle ne l'a jamais été. Que ce soit un tendre Toro (thon gras) ou une table couverte de multiples salades, les pickles ou un ragout, chaque bouchée est devenue un mélange de sensations pour un plaisir accru.

J'ai en quelque sorte redécouvert le plaisir de la bouche, ce qui ne m'empêche pas de savourer avec un bonheur inégalé une bonne côte de bœuf, pas de souci de fidélité en gastronomie.

Un ami a un jour comparé la côte de bœuf à un bol de ramen.

Je trouve la comparaison magnifique, car les deux font partie de ce que j'aime le plus.

Vous connaissez certainement les plaisirs de la côte de bœuf saignante et tendre, peut-être moins ceux du ramen.

Le ramen au sel, au porc (tonkatsu), au soja, au miso, selon les régions, et plus ou moins gras, épais, fin, frais selon les restos. Aucun vrai ramen ne ressemble à un autre, et goûter la soupe du bout des lèvres avant de s’attaquer aux pâtes fines, épaisses, plus ou moins cuites, est un vrai délice pour les aficionados.

Et des aficionados, il y a en a au Japon, les classements des meilleurs ramen, meilleurs sushis, meilleurs restos de toutes sortes, des queues interminables pour une dizaine de minutes de dégustation, vous pouvez allumer n’importe quelle chaine de télévision, vous aurez de grandes chances de tomber sur une émission de dégustation de plats en tout genre, après les traditionnels Oishiiiii, la bouche pleine. Le plaisir culinaire est pour ce que j’en ai vu, au centre des plaisirs, les gens parlent de nourriture, vont très souvent au resto, et sont très exigeants. La seule source de plaisir ayant un impact comparable est probablement le sexe.

Je suis obligé de terminer par une phrase bateau qui commence par : « Les goûts et les couleurs… » pour éviter que l’on me qualifie d’intégriste japonophile. Mais mon plaisir devant une table couverte de leurs petits plats raffinés est pour moi le summum du plaisir de la bouche.

J’espère que certains d’entre vous auront la chance de le découvrir.

lundi 16 novembre 2009

L’intervention militaire de l’OTAN en Afghanistan : de l’impérialisme ?

En lisant ce billet sur un blog québécois, la question m'a sauté aux yeux : mène-t-on une intervention impérialiste en Afghanistan ? Si la réponse me semble évidente concernant l'occupation de l'Irak, les choses sont moins nettes en Afghanistan. Rappelons-nous du contexte : suite aux attentats du 11 septembre, les Etats-Unis obtiennent l'accord des Nations-Unies pour lancer une offensive militaire sur l'Afghanistan. Ils entraînent avec eux l'OTAN, organisation pourtant prévue pour la défense de ses membres au départ, sans réelle opposition à l'époque. Les opinions publiques étaient sous le choc des attentats et personne ne pouvaient dire avoir une affection pour le régime des talibans. Depuis, le pays est occupé, la situation est très difficile pour nos troupes, les Afghans nous rejettent de plus en plus, le gouvernement que nous soutenons est corrompu et s'amuse à truquer les élections, les talibans sont toujours là et font tâche d'huile sur le Pakistan voisin.

Mais est-ce une opération mal gérée ou de l'impérialisme ? Reprenons la définition donnée par les historiens de ce terme. Marc Ferro nous en donne la définition suivante :

L'impérialisme est une politique développée par un Etat qui cherche à conserver ou à étendre sa domination sur des territoires ou des peuples qui n'étaient pas sous son contrôle avant le lancement de ces politiques (je résume parce que la définition de Ferro est beaucoup plus longue).

Cela signifierait donc que l'OTAN tente d'imposer sa domination à l'Afghanistan, et que nous serions proche d'un système de type colonial dans ce pays.

A mon sens, on pourrait tout à fait répondre positivement à cette question. Si, au départ, l'intervention otanienne ne visait pas à soumettre l'Afghanistan mais simplement à retrouver des criminels et à détruire un régime dangereux, il y a bien longtemps que nous avons dépassé ce stade. Nos forces sont présentes depuis huit ans sur place et elles ne font pas que chercher Ben Laden. Ce pays regorge de richesses, permet à l'OTAN de surveiller Inde, Pakistan, Iran, Chine et Russie, est idéalement situé sur des routes pétrolières importantes. Ces facteurs pourraient nous inciter à rester.

Si nous nous enracinons, voire si nous renforçons nos troupes et continuons à soutenir un gouvernement pourri, le terme d'impérialisme sera une réalité. Ne nous faisons pas déborder et sachons ne pas retomber dans nos travers du XIXe siècle.

Reste une question : si nous partons maintenant, les talibans vont revenir. Absolument, mais nous devons assumer nos responsabilités. L'occupation et nos choix politiques ont rapproché les Afghans de leurs anciens oppresseurs. Cela devrait être une bonne leçon pour nos actions militaires à l'extérieur : la force n'a rien résolue dans ce cas, et risque même de nous enfoncer encore davantage dans nos difficultés.

La solitude du retour

Le retour de voyage est un moment assez spécial, on est partagé entre la tristesse de voir se terminer une période aventureuse et excitante et le plaisir de revoir les siens, des souvenirs pleins la tête.

Pour moi, un voyage est une immersion dans un univers différent, à la différence des vacances qui sont la visite d’une région ou d’un pays sans autre prétention que le tourisme.

Lorsque je rentre d’un voyage, ma perception des choses est toujours plus ou moins altérée, voir un pays étranger de près, commencer à le comprendre remet en cause certaines certitudes que j’avais avant de partir.

J’espère donc toujours pouvoir partager mon sentiment avec mes proches, raconter, donner mon opinion, comme je peux le faire sur ce blog.

Ce n’est naturellement pas essentiellement politique, il peut s’agir des femmes, de la cuisine, des relations humaines, etc…

Et même si le temps m’a appris à trier ceux qui peuvent écouter et s’intéresser de ceux qui en sont incapables, je suis quand même à chaque fois confronté à des réactions qui me désolent.

Mon dernier retour du Japon et les discussions que j’ai pu avoir avec certains amis à ce sujet ont généré des réactions très étonnantes.

Si je parle de façon dithyrambique des femmes, de la cuisine, du service au Japon ou que je décris positivement la situation économique du pays, je me heurte souvent à un mur.

Un mur construit avec du rien, car les personnes se cachant derrière ce mur sont ceux qui ne connaissent pas grand chose du Japon et ne s’y intéressent pas particulièrement.

J’ai l’impression qu’il est difficile à certains d’accepter que l’herbe puisse être plus verte ailleurs, que les femmes puissent être plus sexy ailleurs, que d’autres systèmes économiques puissent également fonctionner, qu’un vendeur ultra poli ne soit pas forcément la victime d’une hiérarchie tyrannique, que nous ne soyons pas les rois absolus de la cuisine, avec nos voisins italiens.

Tout cela reste très subjectif, mais à la question :

« La nourriture était comment ? »

Je réponds que pour moi la nourriture japonaise est au dessus de toutes les autres en voulant bien sûr argumenter, car il y a des raisons à une telle affirmation.

Mais plusieurs fois, je me suis heurté à un :

« Non, c’est pas possible, la cuisine française est la meilleure…»

Pareil pour les femmes, quand je confie à certains amis que les femmes japonaises se mettent physiquement en valeur comme je ne vois pas les européennes le faire, je me heurte à une réponse merdique:

« Ouais mais toi, t’aimes les asiatiques ! »

Et des exemples comme ça j’en ai un paquet…

Je prends cela comme un manque total de considération pour mon intelligence, mon sens de l’observation et du jugement et surtout une volonté de défendre les couleurs occidentales qui ferme la porte à une perspective nouvelle et donc par définition intéressante.

En fait, face à ce genre de réaction, je clos généralement le sujet (sauf quand je suis bourré et que je m’emballe…), et mon interlocuteur ne saura donc jamais ce qui m’a poussé à affirmer ces choses qu’il ne peut accepter. Et en fait il s’en fout.

Je trouve cela triste et souvent en en décalage avec l’intelligence des certaines de ces personnes, mais si la défense du patrimoine français ou même européen est plus important que l’écoute d’un avis nouveau, tant pis.

dimanche 15 novembre 2009

Sale macho

Mathieu vient de m'appeler ignoble macho par excellence en me balançant la chaine du féminisme dans la gueule.
Je commencerais par dire que je ne suis pas un macho, j'en ai certains traits, que je vais essayer de détailler dans ce billet, mais malheureusement il me manque cette assurance du macho qui fait tomber les femmes. Car si nos petites françaises aiment à critiquer le vilain macho, elles tombent comme des mouches pour l'homme fort et protecteur qu'est le macho.
Le macho baise, ça c'est sûr!

Bon puisqu'il est question de moi, je vais essayer de trouver 5 preuves de mon machisme...
Je voulais demander à ma tendre épouse mais elle dort encore! J'ai dû faire mon café et beurrer mes tartines tout seul ce matin... Y'a des tartes dans la gueule qui se perdent, je vous dis.
Enfin, revenons à nos moutons.

1. La bouffe, ma femme est une merveilleuse cuisinière et au vu de l'incroyable plaisir que cela m'apporte, je ne pourrais m'imaginer vivre avec une non-cuisinière. Est-ce macho?
Je fais la vaisselle...

2. J'adore choquer la féministe en imaginant les pires blagues machistes, qui soient, en gardant un air absolument sérieux. Et quand elle mord à l'hameçon, j'en rajoute une couche... Quel plaisir! Est-ce vraiment macho ou ne serait-ce pas plutôt s'amuser d'une obsession pouvant parfois friser le ridicule?

3. Je ne suis pas jaloux, en cela que j'ai une absolue confiance en mon épouse, mais un coup dans le nez et un type trop entreprenant, font parler mon égo, et ça peut mal tourner.

4. Je suis un fainéant égoïste, j'aime mon canapé quand ma femme préfèrerait discuter, j'ai toute une panoplie de stratagèmes que je garderai secret pour qu'elle fasse les tâches ménagères que je veux pas faire. Je dirais toutefois que si j'étais un vrai macho, il n'y aurait pas besoin de stratagèmes...

5. Je suis inquiet dès qu'elle a un retard inexpliqué, c'est maladif, et je pousse une gueulante terrible, mais simplement pour lui expliquer le fonctionnement d'un téléphone portable...
Car l'inquiétude disparait dès qu'elle répond au téléphone.

J'ajouterais que j'adorerai qu'elle conduise quand on sort picoler, mais non, madame a compris le truc et bois bien plus vite que moi...

Bon je refile le bébé à Rubin et Didier.

jeudi 12 novembre 2009

Top 50...

Je ne peux pas dire que je sois débordé pour ma dernière heure de taf, aujourd’hui, une fois n’est pas coutume…

Fabrice vient de m’annoncer qu’il planchait sur un billet, stupéfait, mais alors vraiment complètement bluffé par cette annonce aussi rarissime qu’inattendue, je me suis empressé d’alors espionner son billet en cours de production dans les coulisses des trois grosses gueules et j’ai compris que mon excitation n’était pas fondée…

Il a répondu à la seule chaîne susceptible de le motiver à bouger son cul de droite à gauche, à se redresser quelque peu sur son pauvre siège et pianoter quelques lignes sur le blog. Une chaîne lui demandant de nous parler de sa passion musicale…

Il l’a fait.

Et comme nous avons été tagués deux fois, d’abord par le nom de blog super long, auquel Fabrice a donc répondu, ensuite par le petit Nicolas, je vais donc combler une partie de mon temps libre à venir par l’écriture de ce billet.

Mes 7 chansons préférées…Je vais certainement en oublier, mais je vais me creuser la cervelle.

  1. The Passenger – Chantée par Iggy Pop, la version avec Bowie m’endort, il faut que ça pulse.
  2. A 15 ans du matin – Mano Solo, elle est extraordinaire cette chanson, autant le texte que le rythme, je peux la réécouter sans m’en lasser et surtout sans déprimer, au contraire, elle me donne la pêche!
  3. All along the Watchtower – Jimmy Hendricks, je pige que dalle, mais il est exceptionnel ce morceaux, Hendricks l’est de toute façon.
  4. Revolution – Toots and the Maytals, mon petit reggae qui est en fait du Ska, je les ai vu il y a peu en concert, et c’est bon!
  5. La Mano Negra – Impossible d’en choisir, j’en aime tant, Manu Chao, son premier album solo aussi, excellent.
  6. Noir Désir – Tostaky ou Marlène, mais en fait c’est comme pour la Mano, quand c’est bon, on ne peut pas choisir…
  7. Je vais finir par les Red Hot Chili Peppers, mon adolescence, ma post adolescence et puis ils ont commencé à déconner un peu, mais le souvenir d’avoir fracassé Fabrice sur Give it Away sont gravés dans ma mémoire…

Mathieu jouera-t-il avec nous ? J’en doute, je tague Rubin, parce que je l’aime bien le marseillais!

Tiens, une chaîne qui me parle...

Une fois n'est pas coutume ce n'est pas un de mes deux boulets qui me colle le flingue sur la tempe mais un mec que je n'ai même pas rencontré... y'a plus de respect mais bon, il me fait une proposition que je ne peux pas refuser (c'est le Corléone du Wikio ce mec quand même !).

Alors ma playlist 7 des morceaux qui me plaisent ou qui me parlent ? Déjà rien que 7 c'est difficile, mes goûts varient aussi vite que mon humeur et je peux écouter "Envie de Tuer" de Lofofora suivi d'une symphonie fantastique, pour finir par aller cuisiner en dandinant mon corps sur la compagnie créole.

Mais comme je suis un petit branleur qui joue du rock je vais aller dans ce genre

1) Kashmir (la version de 94) . Pour moi la meilleure chanson de Led Zep, qui est déjà le meilleur groupe de rock. Sa mégarace je n'ai pas pu les voir en décembre 2007.

2) Spanish caravan. The Doors. Six ans pour rentrer à leur façon dans l'histoire et devenir l'incontournable écoute des ados. En plus l'intro parle des terres d'origine de mon papa.

3) Ici Paris. Noir Désir. "Marianne rebelle me disait qu'elle est plus jolie métissée". Y'en a des qui ne doivent pas aimer et c'est bien : je ne risque pas de les croiser dans la fosse si Noir Des' revient sur scène.

4) The times they are a changing. Bob Dylan. Une chanson qui se fout de la gueule des vieux... Enfin, des vieux réacs en tout cas...

5) Wake up. Rage Against the Machine. "still knee-deep in the system shit". Fallait bien que ça arrache à un moment.

6) Sweet Jane. Lou Reed. Simple, efficace. Papa et maman Reed ont eu raison de lui griller la cervelle au petit, à vouloir le forcer à rentrer dans un moule à la con ils ont provoqué le traumatisme qui a créé un génie.

7) Paint it black. The Rolling Stones. Je comprenais pas encore l'anglais que déjà elle tournait en boucle sur mon lecteur K7.

Je laisse mes boulets répondre à l'autre chaîne, celle du taulier qui réside vers la comète.

Sarkoluche au Petit Journal

Quand la politique fait rigoler de bon matin!
Je ne le savais pas si drôle...



mercredi 11 novembre 2009

La politique canapé

Mon intérêt pour la politique; par le blog, les lectures ou les discussions ne serait-il qu’un palliatif, lors des périodes les plus ennuyeuses de ma vie?

J’ai remarqué que mon intérêt politique fonctionnait par cycles et j’ai pu observer deux schémas.

Tout d’abord, lorsque je vis à l’étranger, je n’éprouve absolument aucun intérêt pour la politique. Lorsque Le Pen s’est retrouvé au deuxième tour, j’ai souri en me disant que les français étaient vraiment de plus en plus cons, mais en fait je m’en foutais complètement.

Le truc, c’est mes périodes de vie hors de France ont été les plus aventureuses, les plus agitées et drôles de ma vie.

Fêtes, ivresses, excès, femmes, voyages sont autrement plus excitants que voiture-boulot-dodo, même si mon adorable épouse égaye mes journées…

En gros, quand je m’éclate, Sarkozy et consorts m’indiffèrent, et quand je m’endors dans une petite vie rangée comme en ce moment ou pendant l’adolescence, je me découvre une veine de politologue engagé et acharné…

Je trouve ce constat misérable, mais en même temps il va me permettre d’avoir un baromètre d’ennui afin de tout faire pour ne pas m’endormir et me réveiller, des frustrations plein le cul et la tête, passée la quarantaine.

Je vois Fabrice trouver dans ce billet une justification à son activité réduite sur notre espace d’expression privilégié, mais non, ce n’est pas une histoire de blog. Le blog permet d’écrire, et écrire, je pense que c’est une activité très positive.

Par contre, avoir un avis sur tout ce qui se passe en haut là bas, chez nos décisionnaires, être sûr de savoir comment le Monde, ou la France devraient fonctionner pour que tous soient heureux, être dans l’affrontement dès que la conservation prend une tournure politique, comme je peux le faire très souvent, je trouve, aujourd’hui (ça peut changer), que c’est une perte de temps.

En croyant ouvrir les yeux, en pensant que les lectures, la connaissance permettent de se forger une opinion juste et argumentée, on ne fait en fait souvent que s’enfoncer de plus en plus profondément dans sa propre logique.

Ne vous arrive-t-il pas, en parcourant le web, en lisant le journal ou en écoutant une émission de radio, de filtrer les informations pour ne retenir que celles vous permettant d’argumenter mieux vos opinions?

Ne surtout pas se laisser embobiner par l’ennemi, chercher à démonter de bons arguments quand ils sont prononcés par l’ennemi, tenter d’améliorer les paroles d’un « gentil » même si elles sont entachées de conneries

Je conclurais en disant que je ferai tout pour me défaire de ces convictions qui me collent à l’esprit, ne garder que les valeurs et observer le monde avec recul, sans m’emballer.

mardi 10 novembre 2009

Comment j'en arrive à vomir mon pays!

Malgré mes réticences, mes préoccupations françaises sont revenues à la charge sous forme de problèmes administratifs et de délai d’obtention de carte de résident pour ma chère épouse étrangère dont la venue en France n’est apparemment pas souhaité par le pays champion du monde de l’autocongratulation humaniste.

Une gentille dame qui s’occupe des dossiers avant leur présentation au préfet pour acceptation ou non, m’a gentiment expliqué qu’elle venait de remplacer l’employée habituelle, et qu’elle avait un retard énorme à rattraper tout en manquant d’expérience pour que cela aille vite.

Très intéressant, mais je doute qu’un client ait besoin d’entendre ce genre d’aveu de non-professionnalisme ou de ralentissement volontaire de la part d’une employée de l’Etat pour lequel mes impôts sont prélevés. (Oui, la Suisse reverse une partie de mon impôt à la France)

Délai donc pour une obtention de carte de séjour après 3 renouvèlement successif d’une carte de 1 an : Au moins 1 ans.

- Première demande en Janvier 09

- Dépôt de dossier en Mars

- Rendez-vous avec une conseillère en Juin (questions culturelles et ce genre de conneries)

- Entretien avec les Renseignements Généraux en Août (vérification de communauté de vie)

- Tout ça entrecoupé de renouvèlements de récépissés de carte de séjour tous les 2 mois.

- Et finalement la promesse téléphonique (après mon numéro de charme) de voir notre dossier examiné en janvier 2009.

Apparemment, avant mon coup de fil (entre 14h30 et 16h00), nous étions, à tort dans la bannette « dossiers non-complets »… Etonnant pour un dossier complet depuis cet été…

C’est mon énième billet à ce sujet, mais c’est un sujet qui provoque en moi une haine indescriptible de mon pays.

Ma femme se sent mal, elle a l’impression d’être rejetée par mon pays, son futur employeur suisse commence à perdre patience (elle a besoin d’une carte de résident française pour pouvoir prétendre à un permis de travail frontalier sur Genève).

Et de toute façon, toute embauche est remise en question par une situation administrative remise en cause chaque année. Tous les ans, elle se retrouve sans permis de séjour, se voit radiée de l’ANPE, et ne peut travailler en Suisse.

Pour ma part, je me sens impuissant face à cette destructrice machine administrative, mon droit le plus basique m’est nié.

Je me souviens pourquoi j’ai quitté le pays à 20 ans, et je sais que revenir fut une erreur monumentale, j’espère bientôt pouvoir repartir sans plus jamais me retourner.

J’ai vécu en Allemagne, au Japon et je connais bien Israël, nulle part je n’ai été traité de la manière dont mon épouse est traitée ici.

C’est une honte, indigne de l’image (usurpée) qu’a la France dans le monde.

Nous sommes un pays profondément raciste qui ne s’assume pas.

Nous avons des lois souples qui sont tordues pour empêcher la vie des étrangers en France. On joue au pays des droits de l’homme, on prétend mais dans les faits, on est bien pire que les USA ou le Japon.

Mon frangin a mis 2 ans et 2000$ pour obtenir une Green Card, nous attendons depuis 5 ans une carte de 10 ans… Vive la France je vous dis.

Une chaîne et deux boulets : mon quotidien sur ce blog

Alors maintenant il faut, pour être à la dernière mode, chercher dans les archives les trois premiers billets politiques qu'on a fait...

Ben non j'ai pas envie, je vais en mettre un seul, principalement parce que comme je suis un génie absolu il dépasse en qualité ce que la quantité des autres ne sait même pas atteindre. C'est ça ou alors juste moi qui fait mon intéressant, au choix.

Mon billet ce sera donc LUI.

Parce qu'à le relire THX c'est un poil la France qu'on nous propose du haut des talonnettes présidentielles (et du bas des blogs réacs qui se frottent les mains à imaginer que l'andouille alpestre va devenir l'un des leurs alors qu'il nous fait juste sa crise du retour de voyage). Et que ça ne me plait pas qu'on imite les USA des années 70 (surtout si on doit en venir à Punishment Park, et non Manu ce n'est pas un vrai reportage).

Et je ne refile le bébé à personne, parceque ce n'est pas bien d'embêter les gens.

lundi 9 novembre 2009

La chaine des 3 premiers billets... Quelle chaine de merde!

Je pensais répondre à cette chaîne très peu intéressante pendant une période creuse, mais mon sens du Timing est mauvais et je l'assume.
C'est facile, je retrouve mes trois premiers billets, je vous écris une connerie à côté et je refile le bébé à quelqu'un, ou pas.

Premier billet: "Racisme"
Je sortais de plusieurs semaine de baston chez Lomig, alors j'ai continué sur ma lancée, version soft.
Le "Salut à tous" du début m'amuse aujourd'hui...

Un sujet brûlant abordé en moine boudhiste, Israël, je ne me suis pas foulé, scanné, publié, deux trois banalités pacifiques et tout le monde est d'accord.

Troisième billet: "Le Tibet à la mode"
Premier billet en rapport avec l'actualité, c'est le début de la déchéance...

En gros, c'est de la merde, beaucoup de banalités, des pincettes et des évidences.
Mais bon faut faire beaucoup de merde pour arriver à un truc de bien.
Je refile la chaine de l'autoflagellation à Fabrice pour qu'il ignore la requête, à Mtislav, pour le faire chier et puis c'est tout.

Le libéralisme d'outre mer

Depuis que j'ai commencé à bloguer en allant, main dans la main avec Fabrice, me fritter avec les libéraux, je note que les forces en place n'ont pas vraiment varié. C'est un peu la Guerre des étoiles politique, d'un côté, la Force avec l'inamovible et sa cour, de l'autre, le Côté Obscur avec ses variantes plus ou moins réactionnaires.

Très souvent les opinions se sont heurtées à une vision différente de l'humanité, j'étais le premier à dire que la vision d'un monde libéral tel que l'imaginent certains n'était réalisable que selon le postulat que l'homme était capable de donner de lui-même, qu'il était en quelque sorte naturellement bon et qu'il était contre-productif d'imposer, car cela nuisait à l'équilibre naturel.

En gros.

Je dois dire que mon voyage (qui ne me quitte pas) m'a ouvert les yeux sur quelque chose.

Nous sommes en crise économique mondiale, là bas, comme ici; toutefois, au Japon, je note un taux de chômage de 5%, je note des prix incroyablement bas, on dirait les soldes perpétuelles. Quand en France, le chômage monte en flèche, les prix montent aussi, je me dis que les nippons ont mieux compris certains trucs que nous.

Le gouvernement français a mis en place certaines mesures pour favoriser la consommation, mais essentiellement dans l'immobilier neuf et l'industrie automobile, les prix des biens de consommation courante sont identiques à avant, les tomates, patates, lait et riz sont aussi chers qu'avant.

Quand le problème majeur est actuellement le pouvoir d'achat, je trouve désolant de voir une telle incohérence.

Comment se fait-il que les prix soient bas, que le nombre d'employés par client soit largement supérieur à celui de France, et cela 24h/24 et 7j/7, et tout cela avec des salaires équivalents voire supérieurs?

Pourquoi réussissent-ils à permettre aux ménages de continuer à consommer normalement quand chez nous, les petits salaires ne bouclent plus les fins de mois?

Il y a quelque chose qui m'échappe.

Mathieu appelle cela la relance par la consommation, et ça sonne vraiment comme une insulte dans sa bouche...

Je ne sais pas exactement quelles mesures ont été prises pour permettre cette baisse des prix, cette relance, mais il y a fort à parier qu'elles sont plutôt libérales, j'imagine un allègement des charges patronales par exemple.

En tout cas, ça marche.

J'en arrive au point que je souhaite soulever dans ce billet.

Des mesures libérales auraient-elles le même effet en France et au Japon?

La baisse de la TVA pour la restauration aurait-elle été un pareil fiasco au Japon?

J'ai l'impression que les réflexes ne sont pas les mêmes, j'ai la triste impression qu'en France, dès qu'on donne du mou, le Patron prend ce qu'il peut, et vice versa.

Il n'y a pas de culture libérale, consommatrice.

Je suis persuadé qu'un patron japonais a une vision totalement différente de la relation avec l'employé, du fonctionnement de la société, idem pour l'employé.

Des mesures impliquant que les deux parties jouent le jeu sont donc peut-être productives la bas, tandis que chez nous, elles provoqueront une défiance, un affrontement devenus habituels.

De là à dire qu'on est pourris, non, je dirais plutôt qu'on s'est enfermé dans un système restrictif où la méfiance est maitresse duquel on ne peut sortir d’un coup de baguette magique.

Je continue donc à penser que le libéralisme n'est pas fait pour notre pays, mais qu'il peut fonctionner très bien ailleurs.

Chaque pays a sa vérité, le problème c'est qu'on en a pas trouvé en France, on jongle entre un socialisme mourant et un sarkozysme complètement injuste et inégalitaire.

Peut-être est-ce le destin de la France, être constamment dans la merde pour toujours avoir la possibilité de gueuler.

dimanche 8 novembre 2009

Le bonheur

Depuis mon voyage nostalgie au Japon, je me suis naturellement et presque involontairement distancé du blog, l'enculage de mouches ou la chiure en farine politique ne m'amusent plus, je me demande bien ce que je vais bien pouvoir publier...
J'ai déjà dénoncé cette rigidité politique qui est à la base du blogage, je vais tenter d'aller un peu plus au fond de cette idée, et parler du bonheur.
En effet, les choix de société, de système économique et social sont intimement liés à l'idée que l'on se fait du bonheur.
Tel Fabrice, j'ai longtemps pensé que le bonheur était lié au temps libre, à un temps de travail réduit. Lorsque l'on me demandait pourquoi j'avais décidé de revenir vivre en France, au lieu de rester au Japon, ma réponse fusait presque machinalement:
"Je ne veux pas me marier à mon boulot"
Cette affirmation paraissait tellement logique, tellement vraie, qu'elle s'est peu à peu détachée de la réalité pour devenir une espèce de vérité ne pouvant pas est remise en question.
Après 5 ans de canapisation française, d'endormissement, j'ai finalement ressorti la tête de mon petit univers franco-français-suisse pour me rendre compte que la vérité n'avait pas qu'une couleur.
En observant famille et amis au Japon, j'ai réalisé que 60h de travail par semaine ne rimaient pas, ni avec dépression, ni avec malheur, mais étaient la normale pour eux, même un choix.
Lorsque mon beau-frère me dit qu'une conséquence grave de la crise était l'impossibilité de faire des heures supplémentaires pour se contenter des 40h "normales" et donc du salaire normal, je me suis dit que les priorités n'étaient pas les mêmes pour tous.
Certains affirment de manière unilatérale que le travail est l'ennemi du bonheur, d'autres que le confort, l'argent est indispensable au bonheur, quelques-uns semblent oublier que les deux sont liés.
Le Japonais est-il malheureux? Je ne peux pas laisser dire cela, je l'ai déjà dit moi-même, et je me suis trompé.
Il trouve son bonheur ailleurs, de la cérémonie du thé, on est passé à des petits plaisirs insoupçonnés par ici, le plaisir de la crotte, le plaisir du lavement, le plaisir de la consommation, ou plus généralement le plaisir du respect dans les relations humaines.
J'ai l'impression que les longues heures de travail ont généré une espèce d'extrême confort pour tout le reste. Si l'on doit bosser dur, le reste doit devenir agréable.
Chez nous, on bosse moins, mais tout le reste est labeur, faire les courses, se faire dévisager par une vendeuse ou une employée administrative, s'asseoir sur une lunette froide, faire un choix entre douche et bain, s'offrir un petit resto sans avoir à le budgéter des semaines à l'avance, s'acheter des clopes ou une boisson chaude ou un snack à 1h du mat' sans avoir à prendre sa voiture.
J'en connais qui pensent que tout cela n'est que superficiel, mais qui sont-ils pour juger de ce qui permet de se coucher avec le sourire ?
On a tendance à vouloir uniformiser le bonheur, tel Bush qui voulait exporter sa démocratie, certains veulent exporter leur vision du bonheur, sans penser une seconde que chaque culture, chaque peuple avait sa propre vérité en la matière.
Nous avons besoin d'un débat sur le bonheur en France, c'est la base de la démocratie, mais par pitié, gardons les résultats chez nous.
Le bonheur français, je serais incapable de le définir, j'ai le sentiment que la tendance est plutôt fabricienne, mais Sarkozy a été élu sur des promesses anti-fabriciennes. La seule chose qui survit à tout, c'est la complainte, le Français se plaint, à tort ou à raison, il se plaint et malheureusement je suis de plus en plus persuadé que le bonheur français réside dans la possibilité de se plaindre de l'absence de bonheur.

Megan Fox, victime de qui ?

Si tu es urbain, voire parisien, cher lecteur, tu as forcément vu, ces dernières semaines, cette affiche placardée dans tous les couloirs du métro. Apparemment, il s'agit d'une comédie gore qu'a réalisée Karin Kusama. La scénariste est Diablo Cody, qui était déjà à l'œuvre dans Juno, mais je vais te décevoir, cher lecteur, je n'ai pas vu Jennifer's Body et je crains que ce film ne reste pas dans les annales du cinéma. Je vais plutôt te parler de cette affiche qui connaît une carrière intéressante.

Si on l'analyse un peu, on ne peut que constater que les publicitaires ont voulu affirmer l'intérêt, indéniable par ailleurs, de la plastique de Megan Fox. L'actrice se retrouve en position suggestive (une mini-jupe très courte et des jambes en position sharon-stonienne), avec une vue directe sur son décolleté. Un filet de sang coule de ses lèvres (mais est-ce bien du sang ?), évoquant le côté gore du film, qu'on ne remarquera pas vraiment sinon, à part la main du cadavre dans le coin en bas à droite de l'affiche. Certes, l'affiche suggère un côté sexy prononcé, mais révèle surtout que, vu les efforts pour mettre en valeur Megan Fox, le scénario ne doit pas casser des briques…

Et puis, ce n'est pas la première fois que les murs de Paris se couvrent d'affiches suggestives. En fait, les publicitaires n'usent plus que de cette arme, pour nous vendre voitures, films, voyages, assurances ou pots de yaourt. Il est parfois difficile de saisir le lien entre la belle jeune femme (souvent très maigre d'ailleurs) et le produit vendu : il faut croire que les contrats d'assurance-vie provoquent, chez certains, de violentes poussées hormonales lorsqu'ils sont présentés par un mannequin de 18 ans pesant moins de 45 kg.

Or, très rapidement, Megan Fox a été attaquée, et vigoureusement. Cela a commencé par des crachats, puis des atteintes directes à l'affiche elle-même, comme des coups de canif ou de cutter, voire des déchirures. Au début, j'ai pensé, assez logiquement, à des féministes faisant démonstration de leurs convictions sur l'usage nauséabond du corps de la femme sur les murs parisiens. Et puis, finalement, non.

Les injures sont apparues et couvrent maintenant Megan Fox. Elles sont généralement de très haute volée : « bitch », « chaudasse », « salope », « cochonne », « femme impure », « pétasse », le tout ponctué de moult points d'exclamation… On peut éventuellement admettre que les féministes sont vicieuses dans leur lutte contre la domination masculine, mais on a du mal à les imaginer utiliser ce vocabulaire.

Alors, qui ? Sans doute des représentants de l'ordre moral, des coincés, des religieux divers et variés, quelques détraqués, en tout cas très souvent dysorthographiques, le « chodasse » voire le « chôdace » étant plus fréquent que le « chaudasse »…

Une question me taraude pourtant davantage : pourquoi cette affiche-là ? Je m'étais dit que la campagne Dolce & Gabbana, qui a duré plusieurs semaines, avec des mannequins d'il y a 10 ans nues, susciteraient des réactions de ce genre, et pourtant, non… Aucune insulte, aucun tag et quasiment pas de crachat, alors que les trois mannequins se trouvent nues avec des mannequins masculins.

Si, cher lecteur, tu es une de ces personnes qui a été choquée par cette affiche de film de série B, j'aimerais bien que tu m'expliques pourquoi cette campagne-là t'a davantage atteinte que les autres. J'aimerais bien comprendre, car il ne me semble pas que dans la flopée d'affiches débiles qui couvrent les murs de nos villes, Megan Fox et sa plastique n'aient été plus provocantes que bien d'autres posters du même genre…

vendredi 6 novembre 2009

Tokyo photos Akihito Iragashi

Un ami vient de me montrer ce site.
http://www.akihitoigarashi.com/
C'est celui de son ami, je n'ai regardé que les photos de Tokyo, certains potes y figurent, c'est assez rigolo et surtout les photos sont folles!
Une autre vision du Japon... Ou plutôt de Tokyo!
Bon visionnage.

jeudi 5 novembre 2009

Tout passe, tout lasse, sauf la classe

Mais qu'est ce qui peut bien faire peur aux champions de la virilité ?

Que les femmes arrêtent de considérer que la position dominante de l'homme est naturelle et qu'ils soient replacés là où ils devraient être dans la hiérarchie domestique (c'est à dire entre le balais à chiottes et la planche à repasser) ?
Qu'on puisse penser que les scalps qu'ils portent à la ceinture sont un aveu d'impuissance aussi grave que déguisée ?


Il y a des sujets qui transcendent les clivages politiques : l'amicale des petites bites compte des (petits) membres du fond de la droite à l'extrême gauche.

Heureusement il y a des mecs qui me prouvent que le sentiment de sécurité sexuelle qui me permet de ne pas mouiller mon slip de peur face aux femmes arrive lui aussi à dépasser les clivages. Je t'aime bien Faucon, t'es de droite mais je t'aime bien...