mercredi 30 décembre 2009

Une merde de plus!

Je pensais avec fait le tour des inconvénients liés au délai d'obtention d'un permis résident 10 ans de mon épouse, et bien non! J'ai eu une nouvelle surprise hier après-midi chez mon futur banquier.
Pour rappel, nous vivons en France depuis fin 2004, mariés depuis 2005 et avons été en mairie en janvier 2009 pour un rendez-vous afin de faire une demande de permis résident auquel un étranger a droit après 3 renouvèlement de carte de séjour de 1 an.
Donc, en plus de problèmes professionnels, d'assurance santé, j'ai appris hier que notre prêt immobilier pour lequel la banque a donné un accord de principe était suspendu à l'obtention d'un titre de séjour pour mon épouse!
Ou alors je devrais acheter seul.
Merci encore à tous ceux qui participent à cette parodie de démocratie humaniste, merci à ce beau pays qui voudrait vraiment que je dépense mon fric ailleurs.

dimanche 27 décembre 2009

J'ai vu un minaret de montagne!

Putain, je reviens d'une station de ski dans le Valais en Suisse et je comprends mieux leur véhémence contre les minarets, j'en ai vu un moi-même...


Et avec une croix de fer trônant à son sommet!
Ils ont été jusqu'à remplacer le muezzin par des cloches pour passer inaperçu, les fourbes!

Un joli petit billet, avec son lot de commentateurs un peu cramés, comme toujours à ce sujet...

jeudi 24 décembre 2009

No Sarkozy Day : on virerait le bonhomme, mais les idées...

Depuis le succès du "No Berlusconi Day", une initiative a été lancée en France d'organiser un "No Sarkozy Day". Un site a été monté, de même qu'un groupe Facebook, qui a déjà plus de 300 000 membres, et Twitter. Au départ, j'ai adhéré au groupe Facebook, en me disant que toute initiative visant à ennuyer le président de la République ne pouvait être que positive. Je reste tout à fait persuadé que la politique de Sarkozy est un vrai danger pour notre pays, et je ne vais surtout pas me priver du projet d'une belle manifestation.

Mais je doute du succès réel de ce mouvement. On peut tout à fait admettre tous les mauvais côtés de la personnalité de notre président, mais il y a trois réserves fortes qu'il faut énoncer avant de se lancer.

Tout d'abord, il est évident que Sarkozy ne démissionnera pas, sauf s'il pense que la pression est très forte, ce qu'une simple manifestation ne suffira pas à dire. En Italie, Berlusconi n'a pas cillé. Nous irons donc manifester et puis nous rentrerons chez nous, et le président sera toujours là.

Ensuite, la focalisation sur la personne du président risque d'oblitérer la nécessité d'un véritable travail idéologique à gauche pour contrer les idées du président et non pas le président lui-même.

Car la troisième réserve est bien là : si le président part, qui aura-t-on à la place, et avec quel programme ? Il y a tout de même un fort risque de se retrouver avec un autre président de droite mettant en valeur les mêmes idées et appliquant les mêmes politiques.

Alors, manifester contre Sarkozy, pourquoi pas, mais en sachant bien que nous avons aussi, à gauche, à préparer une véritable alternative idéologique et politique crédible. Sans cela, on pourra toujours manifester et même virer le président, mais on restera dans la même situation.

Manifestons et travaillons ! Le véritable "No Sarkozy Day" se déroulera en 2012, et il ne faut pas l'oublier.

mercredi 23 décembre 2009

Enfants de la télé

Parce que notre génération a été élevée par la fée cathodique,
Parce que les fêtes commencent et qu'il est de bon ton d'alléger un peu l'ambiance,
Parce que j'ai trouvé ça ce matin en surfant sur le web au lieu de bosser...

Le blind test génériques TV !

Faucon vu que tu es aussi télévore que moi tu devras dégotter les titres originaux
Mathieu vu que t'es aux States mais que le web passe là bas t'as pas d'excuse pour ne pas jouer
Manuel, rien, fume...
Les autres vous pouvez jouer aussi !



et


Le gagnant (ou la gagnante) du jeu aura une place gratuite pour un de mes concerts avec accès backstage (oui bon la musique c'est pas Mozart mais on a du bon vin en loges !).

Les petits plaisirs solitaires du voyage...

Je ne peux plus bloguer du boulot, en fait je ne suis plus censé surfer du boulot, nous sommes à présent monitorés, qu'on nous a dit... Le nouveau chef veut marquer son territoire, libre à lui.
Hier matin, las d'écouter la radio, j'ai remis mes quelques chansons de Nagabuchi, histoire de me donner un petit sentiment de nostalgie japonaise de voyage et ça a marché.
Je m'amuse toujours de ces souvenirs qui reviennent en tête quand on appuie sur le bouton nostalgie. Des souvenirs souvent inattendus, pas vraiment les plus marquants, parfois même des souvenirs complètement anodins, qui ont une saveur incroyable quand on est dans sa bagnole en train de rouler dans la neige vers une journée de boulot habituelle.
Hier, j'ai pensé à mon trajet en car de Tokyo à Kyoto, la recherche du point de départ du car, l'attente, la cigarette solitaire, adossé à un gratte ciel, observant les autres voyageurs.
En fait j'ai repensé à l'aller et au retour, j'ai senti à nouveau le spleen du retour à Tokyo, la petite tristesse de voir ma petite escapade solitaire d'homme marié se terminer, de voir se rapprocher à grands pas la date du retour au pays.
Je sais pendant mes voyages que chaque moment doit être apprécié et je tente de vraiment profiter de tout, car tout a une saveur particulière lorsqu'on est de retour à vie normale.
Ne pas s'ennuyer, ne pas vouloir plus, non, l'ennui peut être bon, ne rien faire, observer, attendre, tout cela est enrichissant lorsqu'on voyage.
Mes voyages m'ont appris à laisser passer le temps, à s'amuser de l'inaction. En France, je suis impatient, nerveux, je dois absolument faire quelque chose, je n'arrive même pas à faire la sieste; en voyage, je peux être assis en face d'un beau paysage ou en plein milieu d'un ville à écouter un chanteur de rue tout en regardant passer les gens.
C'est là que je me suis le plus approché du bonheur, et malheureusement, dans ma vie quotidienne de travailleur, je suis incapable de retrouver ces sensations...
Internet, télévision, téléphone, journal, radio, conversations, je suis toujours occupé à quelque chose.
Alors dans ces moments de nostalgie voyageuse j'essaie de retrouver ces sensations de jouissance si simple afin de ne pas les oublier, à défaut d'être capable de les reproduire...

mardi 22 décembre 2009

Le paradis tchèque...

L'Europe nous emmerde pour notre non-pasteurisation du lait de nos fromages, et bien je propose que l'on se laisse influencer encore un poil. L'initiative tchèque me paraît tout à fait intéressante, par exemple... Un gouvernement de droite, libéral, comme ça, je veux bien...

lundi 21 décembre 2009

Les Papofolies

Benoît XVI vient d'élever le Pape Pie XII au rang de vénérable, ultime étape avant la béatification.
Je me souviens de discussions animées opposant des blogueurs pseudo-historiens venant chacun nous raconter leur version de l'histoire, je ne ferai pas d'annonce historique, je me contenterais de me demander pourquoi les archives du Vatican à ce sujet sont interdites aux chercheurs jusqu'en 2013.
Vu le bordel que provoque cette annonce, vu que le Vatican déclare que Pie a en fait aidé des juifs, pourquoi ne pas mettre les cartes sur la table en ouvrant ces archives?
Pour l'instant, je vois que le Vatican tente de noyer le poisson en le cachant derrière le très aimé Jean-Paul II, et c'est pas ce qu'il y a de plus honorable....

jeudi 17 décembre 2009

Parce que réagir plus tard ce serait réagir trop tard

Nos trolls habituels feront peut être preuve de leurs qualités humaines en moquant le sujet mais leurs vies (et leurs avis) m'intéressent autant que le devenir du géranium de mes voisins de palier donc j'appelle nos lecteurs et lectrices à participer à la propagation de cette pétition.

Pour le maintien des centres IVG de proximité

mardi 15 décembre 2009

Super Identité Nationale Brothers

Pendant que les gentils représentants de la société civile franchouillarde nous rappellent pourquoi nous sommes irrémédiablement différents d'eux certains petits malins redéfinissent dans notre dos cette Identité Nationale dont on nous rebat les oreilles.





Nous ne sommes pas mercredi aussi j'espère que le Faucon ne m'en voudra pas de griffer son copyright, mais Super Mario dépeint comme image de notre identité nationale ça m'a fait marrer !



En dernière heure j'apprends les derniers exploits de Nadine Morano, la droite décomplexée c'est vraiment trop la classe...

lundi 14 décembre 2009

La petite histoire d'une société qui pourrait dériver.

Je vais vous raconter un histoire.
Hier après-midi, alors que je rendais visite à un ami en région parisienne, nous nous sommes arrêtés à un snack, "la sandwicherie Oranaise". Le tenancier était un homme d'une quarantaine d'année, de type maghrébin, portant une légère barbe, ne laissant que peu de doute sur sa religion, et laissant supposer qu'il était pratiquant.
Dans ce snack, dans faisions la queue derrière un groupe de 5-6 jeunes bruyants et relativement agressifs, je lisais une certaine colère sur le visage du tenancier, colère retenue, dissimulée derrière une apparence très calme.
Nous avons été servis, et pendant qu'on avalait nos sandwiches, assis à côté du comptoir, l'air s'est quelque peu embrasé, et j'ai vu mon vendeur de sandwiches, mettre à la porte le groupe de jeunes, qui a insulté et gueulé, mais n'a pas plus moufté que ça.
Lorsque nous sommes sortis, il m'a gratifié d'un habituel "merci mon ami", dans ce type de quartiers populaires. Là dessus s'est engagée un courte conversation sur le petit incident dont nous avons été témoins, et j'ai dit que j'avais trouvé l'attitude du vendeur très juste, et que d'ailleurs, il m'avait donné l'impression d'un homme juste et droit, aussi loin que l'on puisse se faire une opinion sur quelqu'un en si peu de temps.
Une des personnes m'accompagnant, m'a alors dit d'un ton très naïf: "Oui, mais il était quand même un peu trop barbu"...
Je précise que cette personne, que je connais très bien, n'est absolument pas raciste, ni xénophobe.
La conversation s'est alors rapidement et brièvement engagée sur la question de l'Islam en France et j'ai entendu quelques arguments, préjugés rabâchés dernièrement dans les médias.
Voilà comment un homme, m'ayant fait une impression particulièrement positive, se voit jugé essentiellement pour son appartenance religieuse, et le degré de sa foi. Que cet homme ait réussi à désamorcer une situation qui pouvait s'embraser, que cet homme ait été très courtois, poli et serviable malgré la tension qui s'était emparée de son snack, n'était rien comparé au fait qu'il portait une barbe et était apparemment un musulman pratiquant.
Je pense que mon amie a immédiatement deviné une femme voilée l'attendant chez lui, et tous les excès d'un Islam radical derrière la jeune barbe de cet homme et que ces éléments ont complètement occulté ce qu'elle savait réellement de cet homme, c'est à dire son comportement devant de nous.
Ce genre de détails me font craindre le pire, car quand quelqu'un de modéré voit son jugement altéré à ce point, c'est bien que l'amalgame se généralise et que le battage médiatique autour de l'Islam commence à porter ses fruits pourris.
Si Mathieu et moi écrivions un billet posant la question de la santé mentale de notre ami Fabrice, nul doute que la plupart d'entre vous le croiraient fous, quelque soit la réponse apportée à cette question.
Et bien, à lire et entendre tous les jours des débats, sur la place de l'Islam en France, les dangers de l'Islam, la compatibilité de l'Islam avec la démocratie, en associant systématiquement cette religion avec l'extrémisme, la radicalisme, on transforme chaque musulman en potentiel radical, et on transforme des gens honnêtes en potentiel xénophobes.
Ce jeu, auquel joue notre gouvernement est très dangereux, et j'espère qu'on ne va passer se piquer.

dimanche 13 décembre 2009

όταν τραγουδάς

La réunion du politburo d'hier soir m'impose de me plier contre mon gré à l'exécution d'une chaîne à laquelle j'avais juré ne jamais participer. Il s'agit de la fameuse "7 chansons préférées" à laquelle Fabrice, Manuel, Nicolas et d'autres ont déjà apporté leurs réponses.

Je risque d'en surprendre plus d'un, mais il faut savoir assumer ses pulsions rebelles quel qu'en soit le prix.

Le morceau qui m'a le plus marqué est issu de mon enfance, mes parents l'écoutaient en boucle lorsque nous nous rendions, par les routes accidentées du sud de l'Europe vers notre maison de Mykonos. Nana, mon premier amour, celle qui a bercé mes premiers émois.

Au début de mes années d'adolescence, quand je portais le catogan et la barbe, je n'avais qu'un but : devenir le futur Demis. Ceux qui me connaissent bien noteront qu'encore aujourd'hui je porte son héritage cosmétique.

Sans elle ce blog porterait un autre nom. J'ai souvent rêvé de faire comme Georges et d'avoir les cheveux aux quatre vents. Danser le sirtaki avec Manuel et Fabrice...

Une autre de mes passions cachées, découverte sur les plages de Mykonos lors d'une soirée au Blues Chryster, comme une nostalgie qui s'empare de mon âme bam Wham !

Pour relancer mes deux compères dans leurs discussions animées j'assume mon côté macho !

Arrivé à la Fac j'avais formé mon premier groupe de musique avec Manuel et Fabrice. Inspirés par Philip, Adel et Franck nous avions fait quelques scènes, les femmes se pâmaient à chacun de nos déhanchements. Le seul à avoir continué a trahi l'esprit de nos début pour s'abandonner aux vices du rock.

Le meilleur pour la fin, il m'a élevé pour faire de moi l'homme que je suis. Sens du rythme, puissance du texte, il n'y en a qu'un et c'est mon papa Patrick !

Mathieu (avec l'aide discrète de Manuel)

jeudi 10 décembre 2009

L'identité nationale mon cul!

Encore une fois cette nouvelle marotte qu'est la question sur l'identité nationale est venue me déranger les oreilles ce matin.
Voyons voir pourquoi et comment on en est arrivé à se prendre la tête sur cette question, et vers où cela risque de nous mener.
Pour commencer, ce débat a été lancé par Eric Besson, ministre de l'intégration... J'appelle cela un signal assez fort sur le ton que le gouvernement voulait donner à ce débat. Ce ne sont donc pas les Français, quelque soient leurs origines qui devaient être au centre de ce débat, mais les étrangers, les immigrants... Et franchement en voyant la gueule de Besson, à leur place, j'aurais pas grande envie d'y adhérer à cette identité...
On nous balance donc un message clair, nous devons définir ce qu'est notre identité nationale afin que les étrangers arrivant en France puissent (aient l'obligation) y adhérer.
Je trouve déjà assez pitoyable qu'une telle initiative ait besoin d'être lancée, ne sommes-nous pas un pays riche en culture, le pays des droits de l'homme, le pays où il fait bon vivre, manger, boire, le pays que beaucoup nous envient ?
Avons-nous réellement besoin de nous poser la question de savoir qui nous sommes vraiment ?
Ensuite, admettons que cela soit nécessaire, est-il bien judicieux de creuser le passé de la France ?
Je suppose bien sûr que la définition d'une identité nationale passe par une analyse de notre passé, et que nous allons donc nous pencher entre autres sur certaines périodes relativement sombres de notre histoire récente, je pense en vrac à la colonisation, à la décolonisation, à Vichy...
En fait j'ai l'impression qu'on va plutôt regarder le bon côté des choses, et un peu comme a dit Gollnisch il y a quelques jours sur France 2, on va tenter de fabriquer des immigrants franchouillards.
Dès le départ, je trouvais cette initiative ridicule, mais depuis l'histoire des minarets suisses, la tournure est assez incroyable.
Le débat sur l'identité nationale se transforme en débat sur la laïcité, mêle laïcité et communautarisme, les opposant au métissage et à l'intégration.
Et bien entendu, le communautarisme juif ou bouddhiste n'est pas réellement visé, il n'y a qu'un méchant et c'est celui qui construit des minarets dans lesquels il ne peut même pas faire d'appel à la prière...
Nous avons donc tout un débat pitoyable qui tourne complètement au vinaigre en autorisant des relents de xénophobie que je croyais mieux enfouis.
L'ennemi est clairement désigné, et ce n'est pas le FN qui le dit, c'est le pouvoir, pas ouvertement, mais presque...
L'identité nationale, c'est donc le fait d'être soit non-musulman, soit musulman caché avec une baguette sous le bras et un béret sur la tête, et s'il a une plume dans le cul, alors on l'invite à boire le rosé au printemps... Oh putain, et s'il refuse, quel manque d'adhésion à l'identité française, refuser du pinard pour de sombres raisons religieuses...
Fin bref, on se croirait revenu à des temps qu'on préfèrerait oublier, on pointe du doigt une communauté religieuse et on leur balance à la gueule qu'ils sont un danger pour notre laïcité, et même pour notre démocratie.
Les éternels islamophobes blogueurs ont gagné, les débats interminablement minables entre fachos, pseudo facho et super défenseur de l'Islam sont en train de monter au sommet de notre pays. On va bientôt entendre Bayrou, Ségo et Sarkozy nous balancer des extraits du Coran et de la Bible pour voir qui c'est les plus méchants...
Je suis atterré, et je me dis que vu les emmerdes administratives que j'ai avec ma japonaise, je remercie le ciel de ne pas être tombé amoureux d'une marocaine, ça doit être la mort.
Vous voulez que les étrangers se sentent français? Et bien commencer à mettre en place des véritables règles concernant l'immigration et à les appliquer.
On ne décrète pas qu'un arrivant a tel ou tel devoir, les seuls devoirs qu'a un immigrant, c'est de respecter les lois en vigueur du pays d'accueil, c'est tout.

mercredi 9 décembre 2009

La Grèce fait faillite. On fait comment ?

Depuis ce matin, les informations sont mauvaises venant de la Grèce. Les agences de notation viennent de dégrader la note de la Grèce concernant les emprunts bancaires de son État. Immédiatement, les taux d'intérêts viennent de s'envoler pour ce pays, et la Grèce se retrouve en difficulté.

Le traité de Maastricht n'a rien prévu pour cette situation. Différentes solutions sont envisagées, certains imaginant même faire sortir le pays de l'euro pendant quelques périodes. Pourtant, le problème ne sera pas résolu, car la dette reste un problème fondamental. Évidemment, le problème varie en fonction des États. En France, en Irlande, Grèce ou au Portugal, c'est l'État qui s'est endetté. Dans les pays anglo-saxons, c'est la dette privée qui explose et qui n'est toujours pas absorbée. Si de nouvelles pertes bancaires se révèlent, on risque bien de gérer une situation gravissime. Certains États pourraient faire faillite et les pays en question seraient en grande difficulté.

Il existerait bien une autre solution pour lisser cette dette. Et pourquoi ne pas dévaluer l'euro ? Produire un peu de monnaie pour qu'il y ait un peu d'inflation et que la valeur des dettes contractées diminue. Certes, cette stratégie pourrait être très dangereuse, pour d'autres raisons, mais je ne comprends pas bien pourquoi l'on s'accroche à ce point au maintien de cette dette à une valeur aussi haute, si ce n'est pour favoriser les possesseurs de cette dette.

Bien sûr, cette solution ferait augmenter les prix, provoquerait une diminution de la valeur nominale des salaires, mais elle provoquerait aussi des hausses de salaire à terme, dégagerait les États d'une partie de leurs dettes et permettrait de maintenir à flot les systèmes publics qui soutiennent l'économie sans devoir faire des coupes massives dans les budgets et dans l'action publique.

Cette vision est iconoclaste en ce moment, mais je ne comprends pas qu'on ne l'évoque pas. Il n'y aurait pas un parti pris idéologique là-dedans ?

mardi 8 décembre 2009

Carton rouge, la vilaine!

Normalement je réserve ce genre de connerie à mon Facebook et à mes potes, mais là je me dois la lier à nos interminables et houleuses conversations sur le machisme..




Je ne pensais pas trouver un jour plus coriace que le Gattuso ou autre Vinnie Jones, mais voici la petite merveille du American Soccer féminin...

Les défenseurs de la laïcité la mettent en péril.

Hier soir, une très rare soirée de Zapping aléatoire m'a conduit aux Mots Croisés de Calvi, après avoir passé une petite heure avec Joe Black.
En 7 lettres, un un élément architectural des mosquées...
Je n'ai pas tenu longtemps, mais assez pour remercier Jean-Luc Mélenchon, mais alors vraiment merci de m'avoir permis d'écouter autre chose que que des conneries politiques démagogiques de gauche comme d'extrême. Il n'y a que le type de l'UMP qui me paraissait raisonnable...
Amalgame, jeunes, Islam, minarets, politique, que l'on veuille ou non interdire l'Islam ou réguler la religion dans notre pays, et fort heureusement Mélenchon qui avait l'air d'être le seul à savoir ce que veut dire laïcité.
La république française laïque ne peut exister en tant que telle que si elle ignore la religion. Aucune religion n'est compatible avec la démocratie, car la religion est quelque chose d'absolu, c'est une loi, et la seule manière de faire cohabiter religion et démocratie c'est de séparer politique et religion.
Pas de financement pour construire des lieux de culte, pas d'allusion religieuse dans les discours de nos politiques (suivez mon regard vers Sarkozy).
La religion est du domaine de la vie privée et n'a rien à faire dans le débat politique.
Merci, car à Mélenchon, car ces débats grotesque mêlant amalgame, racisme, démagogie socialiste commencent à me fatiguer sérieusement.
Si l'on doit interdire les minarets, il faudrait faire la preuve de leur incompatibilité avec nos lois, si l'on doit interdire la burqa, ce doit être pour des raisons légales, et non religieuses, ou pseudo sécurito-racistes.
Merci de ne pas oublier que la France est un pays laïc et que ramener la religion dans le débat politique remet en cause cette laïcité.

vendredi 4 décembre 2009

Soirées corporate

Aujourd’hui un nombre inhabituel de mes collègues ont la gueule de bois, et pas uniquement les chers habitants des iles britanniques, coutumiers du fait mais un peu tout le monde.
En effet, hier soir se déroulait la soirée de Noël de la boite, une soirée à laquelle étaient conviés tous les employés, une soirée costumée, une soirée ou l’alcool était gratuit jusqu’à minuit.
Ce dernier point aurait dû être un facteur de motivation imparable, et pourtant, je n’y suis pas allé.
Le feedback est pourtant bon, il y a les éternels sages, les habituels sages qui se sont lâchés, et les buveurs patentés qui ont fait comme d’habitude.
En général, je suis toujours le premier à lever la main pour participer à une beuverie de masse, mais ce coup ci, je ne le sentais absolument pas.
A tort ou à raison, je prévoyais une grande réunion de gens, qui ne s’apprécient pas forcément tous, mais qui ont tous un élément en commun, le boulot. Et ce point était fondamental dans mon refus de me plier à la tradition corporate.
Sortir, oui, sortir sans picoler, non.
Picoler au milieu d’étrangers et faire le con, oui.
Picoler au milieu de mes collègues de travail qui ne connaissent de moi que ce que je veux bien leur montrer, non.
Donc, si votre sens de la déduction n’est pas trop mauvais, vous devriez avoir compris.
Ce genre de soirées, sensées faire naître, ou perpétuer un sentiment de groupe, sensées resserrer les liens entre les employés, n’est à mes yeux qu’un grand théâtre d’hypocrisie inutile.
Je ne vois pas pourquoi j’irais gâcher une soirée entière pour montrer ma gueule et faire la discussion avec, soit des gens que je côtoie tous les jours, soit des gens que je connais seulement de vue.
Je sors régulièrement avec les fameux anglo-saxons buveurs, car je les aime bien, et j’ai décidé pouvoir me montrer, nature (Non, pas à poil, Fabrice!).
C’est ma première expérience dans une grosse boite, et elle est très agréable, mais je reste très réticent à cette volonté de nous rassembler régulièrement hors du temps de travail.
Repas d’équipe, sorties d’équipe, déjeuners d’équipe… C’est notre petit comité, donc c’est acceptable et j’y vais, je fais le nécessaire, en essayant de restreindre le pinard pour éviter de commencer à leur raconter mes conneries, mais lentement mais sûrement cela commence à me gonfler…

mardi 1 décembre 2009

Bilan du mois de novembre 2009.

Le mois de novembre 2009 entérine un retour d'une fréquentation assez élevée pour nos trois Gueules. En effet, cette période se classe deuxième depuis la création du blog, après le mois d'avril qui avait été très agité, suite aux diverses polémiques de l'époque. Ainsi, nous avons accueilli ici 1 965 visiteurs uniques absolus (contre 1 535 en octobre) et 2 565 visites, soit 500 de plus que le mois dernier, avec dans ce cas précis un chiffre assez comparable au mois de septembre. De plus, le nombre d'abonnés est en hausse, avec 132 abonnés ce mois-ci, contre 117 en octobre. La hausse des abonnés a été continue, avec juste une petite diminution durant le dernier été.

Ces hausses sont difficiles à analyser. A l'évidence, certains billets polémiques attirent nos lecteurs, comme celui sur les Suisses de Manuel, ou celui sur l'impérialisme de l'OTAN que j'ai publié en milieu de mois. Nos lecteurs aiment bien les disputes entre nous. Le virage japonisant de Manuel a séduit nos lecteurs. Enfin, les billets racoleurs comme celui sur Megan Fox ou le 11 septembre marchent sur Google et amènent des visiteurs, mais sûrement de manière éphémère, malheureusement.

De plus, les données de Google Analytics sont toujours aussi difficiles à analyser, puisque deux pics sont visibles dans le mois, sans que je puisse expliquer les causes de ces brutales hausses.

Trêve de baratin, voici maintenant la liste des blogs et sites d'information nous ayant amené au moins 10 visites le mois dernier :

Les privilégiés parlent aux Français et au Monde : 104
Wikio : 78
Partageons mon avis : 51
Olympe et le plafond de verre : 48
Le Coucou de Claviers : 30
Mtislav : 22
La Maison du Faucon : 18
Aurélien Véron : 13
A toi l'honneur ! : 13
L'Hérétique : 12

Ces chiffres assez faibles montrent soit que nos visiteurs viennent majoritairement de Google maintenant ou qu'Analytics parvient moins bien à détecter les clics. De plus, il semble que nos activités plus faibles chez les autres blogueurs fassent diminuer notre attractivité.

Pour terminer, les liens du mois dernier, grâce à Wikio Labs :

Les privilégiés parlent aux Français... : 23

La Maison du Faucon : 7

De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs : 4

Betapolitique : 4

Peuples.net : 3

mtislav : 3

Le blog de Hypos : 2

Partageons l'addiction : 2

Mon Mulhouse : 2

Unique et commun à la fois : 2

Partageons mon avis : 1

Le coucou de Claviers : 1

Olympe et le plafond de verre : 1

Hérésie : 1

Ruminances : 1

Carnet de notes de Yann Savidan : 1

Le blog de Rébus : 1

Rubin Sfadj : 1

Mon Mulhouse le blog 100 % BIO : 1

Pur Délire : 1

Internet Chine : 1

Comité de Sévice Public : 1

Merci à tous pour votre soutien, et en route pour un nouveau mois de blogage intensif !

A l'appréciation du préfet...

Ce matin sur Inter, j’ai entendu Rachida Dati nous raconter de jolies histoires sur l’immigration, la régularisation des sans papiers, sur l’identité nationale…
C’était vraiment cool, comme dirait Alpha Blondy.
Si je me souviens bien, elle a dit cela à peu près cela :
Par définition, un sans papier n’a pas vocation à être régularisé, mais certaines situations peuvent être sujettes à l’appréciation de la préfecture…
Je vais prendre le problème par le bout qui m’intéresse, donc, par définition un conjoint de français peut prétendre à une carte de résident (10 ans) au bout de 3 permis de séjour de 1 ans, mais certaines situations peuvent être sujettes à l’appréciation de la préfecture…
Manque de pot, j’aurais dû faire rentrer ma femme dans un container, et l’enfermer dans la cave, comme ça elle aurait peut-être pu bénéficier d’une meilleure « appréciation »…
Sinon, l’identité nationale est liée par le Besson à l’immigration, je pense que c’est une erreur… Je suis français, né français, de parents français, pourtant, j’ai un petit souci avec mon identité nationale, est-ce qu’on propose des accompagnements psychologiques pour des cas comme moi?
Tout ça au nom de la lutte contre la xénophobie, qu'elle raconte la mère Dati...

lundi 30 novembre 2009

Les blogueurs libéraux, ayatollahs du climat.

Depuis environ deux semaines, la blogosphère libérale est totalement réchauffée, qu'elle soit française ou étrangère. Est-ce à cause de l'interventionnisme massif de l'Etat dans l'économie ? Non pas…

Leur problème est le Climategate. De quoi s'agit-il ? A partir de données piratées auprès du GIEC, certains libéraux considèrent que le réchauffement climatique n'est pas causé par l'homme, et le disent avec force. Pour le moment, cette information n'est pas du tout reprise par les médias, et les opérations de Copenhague se poursuivent.

Je vais peut-être te surprendre, cher lecteur, mais j'admets partager certaines préoccupations des libéraux sur cette question. Non pas sur la réalité du réchauffement, mais plutôt sur les conséquences que cette situation de crise va avoir sur nos démocraties. Il va falloir très fortement surveiller l'Etat et ses actions, mais aussi les décisions internationales. Je suis d'ailleurs persuadé qu'il est possible de construire des solutions démocratiques à la crise climatique, sans entraîner une restriction de nos droits. De plus, il faudra aussi veiller que les pauvres et les classes moyennes ne soient pas les seuls groupes sociaux à faire tous les efforts, les solutions actuelles étant plutôt favorables aux milieux les plus aisés, comme la taxe carbone ou les incitations fiscales.

Dans ce cadre, je comprendrais que les libéraux, toujours inquiets de l'intervention de l'Etat, s'inquiètent et se manifestent. Je m'attendais à les entendre nous dire que le marché, dans sa grande sagesse, réagirait automatiquement en cas d'une telle crise climatique et amènerait les bonnes solutions, avec en plus de juteux profits pour les entrepreneurs innovants.

Or, leur stratégie est totalement différente. Ils essaient de nous dire que le réchauffement est une construction d'un groupe appelé les « réchauffistes » et espèrent nous convaincre de renoncer ainsi à toute mesure pour réduire nos taux de pollution. En clair, ils se masquent et se lancent dans une théorie complotiste qu'ils peinent réellement à appuyer, vu le faible nombre de scientifiques allant dans leur sens.

En clair, des politiciens font de la science. Je trouve cette stratégie inefficace et dangereuse car tentant de réduire un risque qui pourrait bien être vrai : l'homme aurait un impact sur le climat. Finalement, ils se montrent aussi sectaires que les nombreux ayatollahs qu'ils dénoncent eux-mêmes. Et si nous laissions les vrais spécialistes s'exprimer ?

Je ne vois toujours pas quel serait l'intérêt du GIEC, et les objectifs des Etats, à promouvoir une fausse version de l'histoire. En effet, développer une politique de lutte contre cette crise va coûter très cher ! Les gouvernements, et en particulier les pays pauvres, s'en passeraient bien…

dimanche 29 novembre 2009

Les Suisses partent en couille...



Je suis bouche bée, et je même faire un petit billet politique pour changer...
Les Suisses ont voté l'interdiction des minarets dans leur pays! Ce n'est pas une blague, c'est un référendum, comme il y en a des dizaines dans le petit pays banquier, et il est passé... Comme
une lettre à la poste, je dirais même... 57% tout de même!
Je suis soulagé de voir que mon canton d'adoption, Genève, est le seul à s'être opposé à cette folie.
Nos islamophobes blogueurs doivent saliver et se demander pourquoi ils ne sont pas suisses...
Je leur donne un conseil, quitte à mettre la honte sur le peuple, au lieu d'interdire les minarets, pourquoi ne pas laisser tomber les apparences, et s'en donner à cœur joie, hein les petits fachos cachés...
Pourquoi ne pas carrément interdire les musulmans, leur mettre un petit croissant sur la chemise et les foutre dans des charters... Ça a plutôt bien marché comme technique il y a quelques temps.

Franchement, plus j'y pense, plus nos sociétés me dégoûtent, je vais essayer de moins y penser...

L'entêtement Jerusalem...

Je vous invite à lire ce bel article paru sur Haaretz. Il s'agit d'un papier très juste sur le rêve israélien de Jerusalem, capitale unifiée de l'Etat d'Israël.
Je ne vais pas le traduire, c'est en anglais.
Those types have always been seen on big-city streets, talking to themselves, asking and answering, shouting, speaking in a low voice, deliberating and pontificating. As children, we were afraid of them. They were "crazy." That's exactly what Israeli public discourse is like. We are talking to ourselves, inventing bogus axioms and sticking with them as if they were decreed from on high, convinced that the whole world accepts them. But we are only talking to ourselves. No one else accepts them. The Israeli collective is not only talking to itself, it's deceiving itself completely.

mardi 24 novembre 2009

Réflexion sur l'infidélite et les Desperate Housewives...

Parfois il m'arrive de penser à des trucs sans aucune raison, on regarde la télévision et pendant quelques minutes, je pars dans mes pensées et je réfléchis. C'était le cas hier (sinon je ne serais pas en train d'écrire ce billet...), on avait juste terminé un passionnant épisode de Desperate Housewives (et oui les affres de la vie conjugales!) qui traitait de l'infidélité, quand je suis parti dans ma petite réflexion personnelle et silencieuse.
Je ne suis pas d'un naturel jaloux, et même si Fabrice et Mathieu doivent être en train de se marrer, c'est le cas. Je connais deux sentiments de jalousie, celui qui découle d'un manque de confiance en soi et donc en son partenaire, la peur de la/le voir s'enfuir avec un/une autre; et la jalousie sortie tout droit d'un problème d'égo, je me place plutôt dans ce dernier cas de figure...
Après 8 ans de vie commune, je pense qu'en général, on sait à quoi s'en tenir pour ce qui est de sa vie de couple, on se connait, on connait son partenaire, et si la peur de la voir s'enfuir avec un autre persiste, je pense qu'il y a un profond malaise.
Pourtant, si quelqu'un drague ma femme dans un bar, et que, par hasard, j'en ai un coup dans le nez, je risque d'avoir une réaction plus ou moins agressive... Ce n'est rien d'autre qu’une histoire d'égo, peut-être un truc de méditerranéen, en tout cas, il m'est insupportable d'imaginer qu'un mec ose penser pouvoir se faire ma femme, rien que de l'écrire, ça m'énerve!
Mais avec le temps, je m'aperçois que je ne réagirais probablement plus du tout comme avant face à une infidélité de ma moitié, qu'est-ce qu'une infidélité?
Pourquoi survient-elle? Soit vous êtes marié à un salaud ou une salope qui ne vous respecte absolument pas, auquel cas, il faudrait commencer à se poser certaines questions, soit l'acte d'infidélité découle d'un malaise chez le partenaire, un manque, une évolution négative de la relation… Elle reste dans tous les cas une faiblesse, et laisse probablement des remords. De jeune homme intraitable, je suis devenu un homme qui pourrait sans doute comprendre et certainement se poser les bonnes questions (après avoir détruit tout ce qu'il y a chez moi et aussi quelques poubelles et autres rétroviseurs en bas de chez moi...). Doit-on tout foutre en l'air pour une faiblesse? Je n'ai encore jamais été confronté à ce type de problème, fort heureusement, et j'espère ne jamais l'être, mais je pense de plus en plus que le fait d'aller coucher avec une tierce personne est perçu par notre société comme un acte autrement plus vilain et sale qu'il ne l'est réellement. Je dirais merci à notre héritage culture religieux qui punit salement ce genre de comportement et nous a foutu dans le crâne qu’il s’agissait de la pire trahison possible.
Ca a marché, car je pense que si l’on sondait les gens sur la pire chose que puisse vous faire leur conjoint, l’adultère arriverait en première position.
Je ne suis pas en train d’en faire l’apologie, mais cette série, hier soir, qui nous a balancé les grandes et belles paroles chrétiennes sur le mensonge, la confiance et c… m’a gonflé.
J’irais même jusqu’à dire que si un jour ma femme devait aller voir ailleurs, ce serait de ma faute.

Elle court elle court la Grippe!


J'ai trouvé ce lien chez le Faucon des collines. Un Google suivi de l'évolution de la Grippe A. Je l'avais quelque peu oublié celle là, depuis mon retour de voyage. J'avais vu tellement de masques sur les visages japonais que je me suis presque vu être contaminé par la paranoïa Grippale. Mais fort heureusement, j'ai retrouvé mon calme en même temps que la froideur alpestre. Je me suis bien amusé pendant 5 minutes avec ce tool, même si j'aurais aimé voir d'autres pays que la seule Nouvelle-Zélande représentante de l'hémisphère sud, histoire de voir comment s'est comporté le virus ravageur pendant la mortelle saison hivernale... La Nouvelle Zélande a en fait connu un hiver à un niveau grippal apparemment normal, sauf que le pic du virus est arrivé et reparti plus vite que les années précédentes, en tout cas 2009 n'est pas pire que 2008...
Pour ce qui est de l'hémisphère nord, la France, par exemple est encore loin d'avoir atteint son pic de contamination maximal de l'année passée, le Japon est quand à lui déjà sur la pente descendante.
Les pays dont la contamination à la Grippe est largement supérieure à celle de la grippe saisonnière en 2008 sont à chercher du côté de l'Europe de l'est et en ex-URSS, là, force est de constater que le graphique peut faire flipper.
Mais franchement, je m'en fous un peu de ce qui peut arriver aux russes...
Alors je ne sais pas vraiment quel crédit on peut accorder à tool très ludique, mais en même temps récolter les chiffres de contamination grippale ne parait pas être une mission très difficile...
Je reste encore très serein, d'ailleurs je n'ai pas regardé "Mots croisés" hier soir, ni pour m'inquiéter et porter un masque, ni pour m'énerver encore un peu plus après Henry Domenech et Cie...

jeudi 19 novembre 2009

La France d’aujourd’hui, un pays riche…

Depuis 1981, le PIB français a augmenté de 40% en euros constants, grâce à une croissance régulière située entre 1 et 3% par an en fonction des années.

Depuis 1981, les revenus n'ont cessé de s'écarter, la croissance des richesses profitant majoritairement aux 1% des Français les plus riches.

Depuis 1981, malgré quelques périodes de croissance, le salaire minimum ne progresse que très lentement, et contrairement à ce qui avait été affirmé en 2007, le SMIC sera très loin de 1 500 € par mois en 2012.

Ce pays n'a jamais été aussi riche : nous devrions donc avoir la meilleure situation sociale possible dans le meilleur des mondes.

Où est cet argent ? Certains disent qu'il est dans les mains de l'Etat, mais en tout cas, alors que je travaille pour lui, il n'est pas dans les miennes.

Manuel va me dire que, comme tous les Français, je passe mon temps à me plaindre.

Certainement pas. Pour moi, la France n'est pas le pays parfait, loin de là. Se satisfaire de la situation actuelle, telle qu'elle est, c'est renoncer. N'importe quel citoyen devrait passer son temps à critiquer sa démocratie, quel que soit son bord, et ne jamais se montrer satisfait. Je me désole que, dans d'autres pays, les citoyens se satisfassent d'une situation pénible, difficile, voire même simplement imparfaite.

Il faut être critique, tout le temps, toujours, même si les hommes qui nous dirigent sont proches de nos opinions. La critique est un véritable vecteur de progrès pour l'ensemble de la société.

C'est ça, être citoyen, camarade !

mercredi 18 novembre 2009

Macho ou Machiste ?

Mes deux comparses se disputent cette semaine pour savoir qui est le moins macho des deux, d'un côté un alpestre "un peu de tout mais surtout du sud" à l'œil noir de ses colères légendaires, de l'autre le pâtre grec, au fessier poilu et à l'héritage sexuel... discutable...

Assez drôle à lire quand on connait les zozos dans leurs vies privées depuis un moment. Malheureusement peu de lecteurs de ce blog sont dans mon cas, ce qui classe leur baston dans la catégorie "private joke involontaire" et vous fait rater tout le comique de la situation.

Moi je ne vais pas énumérer en quoi je suis un macho, pour la bonne et simple raison que je ne suis pas macho. Ni féministe. Je suis juste respectueux des humains, sans distinction de genre ou de couleur (avec cependant une propension à considérer certains comme dignes de mon affection et d'autres tout juste dignes de mon mépris, ce qui n'est au final pas réellement plus intelligent qu'un machisme enragé. Nul n'est parfait...).

A les lire (ainsi que Rubin ou d'autres) cependant il m'a semblé nécessaire de faire un petit billet pour différencier le macho du machiste. C'est mon papounet qui m'avait tenu la jambe avec cette distinction l'année dernière, et comme mon papa est un génie (bien qu'il soit macho au dernier degré) il doit avoir raison.

D'un côté nous avons donc le Macho. Rétrograde non pas par conviction mais par pure fainéantise intellectuelle qui l'empêche de dépasser coutumes d'un âge révolu le macho ne considère pas la femme comme a priori inférieure, il se considère juste comme "pas destiné" à accomplir certaines tâches et "destiné" à en accomplir d'autres.

Archaïsme hérité des loi saliques (elle-mêmes pompées sur les lois romaines, ce qui explique qu'on puisse considérer qu'au 21e siècle il soit complètement dépassé voire ridicule d'être Macho) c'est, pour simplifier, une façon de considérer le mâle comme "propriétaire" (seuls les mâles héritent de la terre) des biens matériels, et par conséquent de considérer la femme comme "ouvrière" dépourvue de pouvoir et confinée à l'exécution des tâches ennuyeuses et répétitives qui se regroupent sous le terme de "gestion du quotidien".

A l'homme donc la noble tâche de gagner sa vie (le pouvoir économique est un pouvoir de propriété puisque nous sommes dans des sociétés marchandes) et celle de la famille, à l'homme encore de combattre pour la protection de sa famille (face à l'étranger quel qu'il soit, protégeant de fait sa propriété) ou de prendre sur lui la lourde charge des décisions (en propriétaire avisé lui seul sait ce qui est bon pour son bien). Accablé par toutes ces obligations harassantes le mâle n'a plus aucune énergie à consacrer aux tâches domestiques, il décide de déléguer une part de son autorité à la femme...

... Qui a donc le bonheur de régner en maître sur la gestion des affaires courantes que sont les tâches ménagères ou l'éducation primaire de la descendance du maître. Pas propriétaire "légale" donc ne disposant pas de l'autorité nécessaire pour la prise de décisions importante, on lui donne un os à ronger en la laissant libre (dans une certaine mesure, il ne faudrait pas dilapider le bien) dans les dépenses alimentaires. Ca ne coûte pas bien cher et ça occupe. Idem pour les enfants : elle peut leur apprendre à marcher, à lire et à écrire mais dès que le petiot devient capable de réflexion c'est papa qui va l'instruire des référents philosophiques à considérer, il ne faudrait pas que la lignée se retrouve corrompue par des penseurs allant à l'encontre de la tradition familiale, ça gâterait la valeur du bien.

Raisonnement vieux comme mes robes (ou celles d'Hérode je ne me souviens plus) qu'il a fallu de nombreux siècles et pas mal de penseurs pour fissurer. Mais changer les habitudes c'est compliqué et le Macho (harassé des contraintes sus-citées) n'a pas le courage de s'y attaquer alors il répète le cours de l'histoire en se disant "je fais comme avant mais après tout on a toujours fait comme ça".

Manuel me dira peut être que ça n'a rien à voir avec le Japon, je n'en ai aucune idée vu que je ne connais ni le japon actuel ni l'ancien, et que je n'ai pas la moindre idée des origines de leurs codes de loi. A ce qu'il décrit la femme japonaise est plus "propriétaire" que les autres, mais reste aussi "ouvrière".

et puis il y a le Machiste. Lui n'est pas paresseux. Il ne se contente pas de reproduire ce qu'ont fait ses ancêtres, il veut s'assurer que rien ne changera jamais, et pour cela il a développé tout un arsenal, juste au cas où ces enragées de féministes viendraient bousculer l'ordre établi qui le met en haut de la pyramide du pouvoir. Lui est supérieur à la femme. Plus intelligent, plus fort, plus sensé, élu des dieux, son rôle est de régner. Elle n'est que le produit d'un os surnuméraire, objet de péché, bouffeuse de pommes, instable à cause de ses hormones, physiquement faible, à peine plus réfléchie qu'un chien, elle n'est bonne qu'à être l'objet du plaisir du mâle, et déjà ça c'est lui faire bien des honneurs... (j'ai voulu mettre "bien l'honorer" mais c'était trop vulgaire, et en plus mensonger dans 95% des cas)

Pour s'assurer la pérennité le Machiste a d'abord pensé à instrumentaliser la Loi. Celle des hommes. En inscrivant son autorité dans le marbre il s'assure qu'on ne pourra pas la remettre en question. Mais les femmes sont perfides et même le marbre s'effrite dans le temps, on a vu des greluches diriger l'Empire dans l'ombre de maris trop faibles pour imposer leur droit.

Alors le Machiste a trouvé la deuxième étape : la loi Divine, la Religion. En présentant la femme comme un cadeau fait à l'homme il lui nie l'essence divine. En la rendant mauvaise et responsable du péché il s'assure qu'elle sera tellement accablée par son sentiment de culpabilité qu'elle ne pensera plus au pouvoir, sachant qu'elle fera forcément le mal. Pour ne pas trop exagérer on présente aussi des femmes "pures" mais une telle pureté est impossible à atteindre donc ce ne sont que des exceptions qui confirment la règle. Ca a tenu un bout de temps, et ça tient encore pas mal dans pas mal d'endroits, mais des crétins ont remis en question les lois divines dans leurs bouquins et ces pétasses de suffragettes ont sauté sur l'occasion, ça a foutu un bordel tel que le Machiste ne sait même plus à quel saint (sein ?) se vouer, on le retrouve donc un peu partout où on parle de retour à l'ordre et d'autorité forte. Il n'y a plus de respect, tout se barre en couille ma pauvre dame...

Heureusement pour le Machiste le cinéma est encore friand de ces héros beaux et musclés qui sauvent le monde en s'encombrant d'une pouffiasse inutile qui ne fait que braire et les foutre dans la merde en essayant (la conne !) de l'aider alors que tout le monde sait que sauver le monde c'est une histoire de mec ! Faut bien rêver...

Manuel Macho ? Je pense que oui, jeune réac' devenu réac' d'âge moyen et se destinant à devenir un vieux réac' il aime bien la stabilité des coutumes, qu'elles soient françaises ou japonaises, qui lui permettent de ne pas vivre dans un univers sans règles. Peut être qu'il a raison, c'est vrai que chez moi la répartition des tâches cause souvent de longues discussions...

Mathieu lui... n'est pas un Machiste... enfin pas complètement, mais quand même... Un Machiste de gauche, agnostique laïcard et collectiviste, mais un Machiste tout de même.

Moi ? pfff, je suis certainement un traître à la cause des mecs, un demi-homme qui accepte un peu trop facilement d'être l'égal des gonzesses, un futur mauvais père qui préfère acheter à ses gosses un tableau magique plutôt qu'un pistolet ou une poupée barbie.

A toute fin utile je précise que j'ai fait ce billet avant de lire celui de Manuel, comme quoi c'est un sujet qui nous occupe...

Le macho et la féministe...

En ce moment, une chaîne contamine la blogosphère et dévoile les secrets machistes inavouables de ses participants bloggeurs.

Je ne pensais pas vraiment revenir sur le sujet, mais une conversation avec mon ami Fabrice, au cours de laquelle il sous-entend que je suis un affreux machiste rétrograde, me motive à le faire.

En fait, je remarque que cette chaîne machiste est fait une espèce de test à la Facebook du genre « Quel type de macho êtes-vous », mais sans les réponses et les fautes d’orthographes.

Au vu de ma difficulté à trouver des exemples concrets de mon supposé machisme, j’en ai déduit que finalement, malgré les apparences, je n’en étais pas un.

Je parle d’apparence, car j’ai un problème, celui de la provocation envers les femmes ayant un penchant féministe. Les bonnes blagues misogynes, les belles allusions machistes comme on n’en entend quasiment plus de nos jours, j’adore ça. Et si elle mord à l’hameçon, alors j’envoie généralement l’artillerie lourde. Le problème, c’est qu’ensuite, j’ai un déficit de sympathie à rattraper, souvent par le biais du conjoint bien emmerdé d’avoir un pote fouteur de merde, mais bon, tant que je me marre…

Le truc c’est qu’en France, en Allemagne (le reste de l’Europe, je ne connais pas), le macho est une vile créature méprisée par la gente féminine et même par la société dans son ensemble. Ce qui est étonnant, c’est que les machos que j’ai connu sont les mecs ayant eu, et de loin, le plus de succès avec les femmes.

Il y a un truc qui m’échappe dans cette équation…

Ben en fait il y a une logique, car si c’est le temps de la mode égalitaire, des hommes qui font la vaisselle, qui donnent le sein et passent l’aspirateur, il reste quand même un grand nombre de nanas qui tombent pour un type sûr de lui, qui en impose.

Car le macho a des côtés qui plaisent, le côté roc sur lequel se reposer, une virilité qui peut faire des ravages et j’en passe probablement…

Tout comme nous autres, hommes, n’avons pas tous les mêmes goûts, ben les femmes non plus, toutes n’aiment pas forcément le romantique sensible.

Fabrice, Mathieu et moi n’aimons pas le même type de femmes, et je ne parle pas de physique, alors pourquoi les femmes n’aimeraient-elles plus les mecs qui n’en-n’ont?

J’ai l’impression que le mec qui se féminise ou se fiottise lentement mais sûrement veut se persuader, et avec lui aussi le reste du monde, que l’homme doit être comme lui et pas autrement. Le macho est donc un pauv’ type, pas sûr de lui ni de sa virilité qui joue aux durs pour se rassurer, je schématise un propos entendu. Elle serait simple la vie si c’était comme ça…

Ben non, et en plus le macho ne met pas systématiquement des torgnoles à sa nana, ne la trompe pas non plus forcément, il fonctionne juste différemment, et beaucoup de nanas y trouvent leur compte…

Autre chose, si je m’amuse tant à provoquer la femme féministe, j’en prends parfois plein la gueule, et bien souvent, je suis très surpris car ma provoc’ n’en était qu’à ses balbutiements et j’étais en fait encore en train de parler vrai.

Je ne pourrais plus vivre avec une femme ne sachant pas cuisiner…

Tentez la celle là, y’a du retour !

Si ma fille me ramène un mec qui ne me revient pas, ça va chauffer et le gus risque de ne plus avoir envie de revoir ma fille…

Effet garanti, un must!

Je ne conçois absolument pas que mon gosse se retrouve à la crèche ou chez la nounou à partir de quelques mois…

Là, j’ai même pas le temps de proposer d’arrêter de bosser moi-même que la mitraillette envoie ses rafales de plomb!

J’en ai d’autres, mais bon, je vais faire un billet dico des conneries qui énervent certaines femmes…

Le plus rigolo dans l’histoire, c’est que ma femme, plutôt autoritaire comme nana, elle aimerait parfois que je sois un peu plus macho, et peine à comprendre comment j’arrive à passer pour tel aussi souvent et aussi facilement…

En tout cas, je continuerai à emmerder la féministe et je à me moquer de cette diabolisation risible du macho.

mardi 17 novembre 2009

Kawaii!!

C’est peut-être la fin de cette saga japonaise à laquelle je joue depuis quelques semaines, et j’ai gardé le meilleur pour la fin, les femmes.

Lors de mon dernier voyage, j’ai redécouvert que Tokyo et Kyoto (pas vraiment été ailleurs...) regorgeaient de femmes splendides, bien évidemment ai-je pensé partager ce plaisir des yeux avec mes amis masculins restés en France. Prendre des femmes en photo dans la rue pouvant être assez mal perçu, je pensais naïvement que ma seule parole suffirait et que nous pourrions discuter de la beauté, de l’allure, des fringues de ces femmes mais c’était sans compter sur des réactions vraiment inattendues…

Je suis quelqu’un de quelque peu impulsif et parfois extrême et bien entendu, je suis revenu avec l’idée qu’elles étaient les plus belles. Un ami m’a répondu préférer les grandes (je soupçonne une petite dose d’humour dans cette réponse) et le second m’a fait remarqué que mon jugement était altéré du fait que j’aimais les asiatiques, ce n’est pas faux, mais je ne suis absolument pas exclusif en beauté féminine.

J’ai donc abandonné le sujet, bien malgré moi, et je le reprends ici; l’avantage du blog c’est que l’on ne vous coupe pas l’herbe sous le pied avec des arguments imbattables.

Bien entendu je ne me permettrais pas d’établir une hiérarchie de la beauté féminine par pays, c’est absurde, et je comprends tout à fait que certains hommes ne soient pas attirés par la beauté asiatique.

En fait il faut garder en mémoire que la société japonaise est une société plus machiste que la nôtre, dans son propre style; les femmes bossent, picolent, sortent, divorcent (moins) mais le rapport homme femme est plus traditionnel que chez nous.

J’espère ne pas m’attirer les foudres des féministes, mais je suppose que ça risque d’être le cas…

Pour ce que j’en ai vu et compris la société japonaise requiert de la femme qu’elle soit belle.

Nous avons tendance à penser que les femmes asiatiques sont naturellement minces, dites le à ma femme, et vous prendrez de volée, que c’est plutôt qu’elles font autrement plus attention que tout ce qu’elle a pu voir des femmes européennes depuis son arrivée en France.

Le résultat de cet équilibre « machiste », c’est que ces femmes dépensent un fric fou en salon de beauté, fringues, coiffure, et que le résultat est visible, et je vous assure qu’il est vraiment bien visible…

Ajoutez à cela une mode vestimentaire très extrême, entendez par là des coupes de cheveux excentriques (ridicules), des combinaisons de couleurs et de formes étonnantes pour les hommes, une conscience de la mode qui me dépasse, moi qui ne me coiffe jamais…

Pour les femmes, c’est le vêtement sexy, tellement sexy qu’il serait indécent de se promener comme ça par chez nous, mais là bas, c’est normal.

Elles font tout pour se mettre physiquement en valeur, au niveau de la démarche, des attitudes, de la voix, de l’apparence tout est fait pour plaire à l’homme japonais.

Et marcher au milieu de cette foule de femmes extraordinairement bien mises en valeur est un plaisir n’importe quel homme (hétérosexuel du moins) saura apprécier.

Je reviens vers ma lectrice féministe qui est atterrée devant un tel déni des qualités intérieures de la gente féminine…

Les japonais et moi avons des goûts différents à plusieurs niveaux, je ne suis pas particulièrement fan des femmes enfants, et je préfère une allure déterminée et élégante qu’une allure « kawai », mignonne, timide, fragile.

J’ai des amies japonaises, et je sais que derrière la façade « pour plaire » se cache souvent un caractère n’ayant rien à envier à nos chefs de maison européennes.

Les femmes sont les maîtres absolues du compte en banque et des finances du foyer, l’homme a droit à de l’argent de poche et bien souvent il tente de cacher un peu de fric pour ses dépenses secrètes.

Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, la mère au foyer devenant une mère travailleuse, l’homme participe de plus en plus à l’éducation des enfants.

Cette image de société traditionnelle machiste cache en fait un foyer où les choses ne se passent pas vraiment comme on veut bien le croire, un peu à l’image des sociétés machistes matrimoniales où il ne faut pas faire le con avec la mama… Sauf que leur mama, elle est de plus en plus carriériste.

Je sais qu'une jolie japonaise aurait été plus apprécié qu'un ridicule host...

Oishii cuisine

J'ai parfois l'impression d'être quelque peu obsédé par mon dernier voyage, et mes billets ressemblent de plus en plus à des réflexions plus qu'à des billets politiques, et franchement c'est très bien comme ça, même si c'est plus risqué. Plus le billet est personnel, plus je suis sensible aux retours, et les impressions de voyages c'est personnel.

Dans mon dernier billet, je parlais pêle-mêle de la cuisine et des femmes japonaises, je ne vais pas encore m'attaquer à la montagne féminine, il va me falloir un peu plus de temps pour réellement pouvoir déterminer ce que je vais dire et comment.


J'ai eu du mal à m'habituer à la cuisine japonaise, mais fort heureusement je n'ai pas eu le choix, j'y ai vécu, je n’allais pas passer mon temps à éviter l'inévitable. Mais le crû, les algues, ça ne m'attirait vraiment pas, en fait jusqu'à aujourd'hui je ne suis pas vraiment fan de ce qui a goût d'iode.Vous avez deviné, je reste dans la cuisine et vais tenter de partager au mieux ma découverte d'une façon de manger totalement différente de celle de mon pays. J'avais déjà commencé l'année dernière avec du
beurre dans les épinards, je vais tâcher d'être un peu plus épicurien dans ma démarche aujourd'hui.

Mais même après avoir passé le cap de la peur de l'inconnu culinaire, j'ai mis beaucoup de temps à réellement apprécier cette cuisine, je la trouvais fade, pas assez grasse, alors je bouffais du curry, des Gyudons (bol de riz avec des lamelles de viande de bœuf) et autres plats simples. Je mangeais bien sûr toutes les autres choses que me faisait découvrir ma compagne, et petit à petit j'ai véritablement commencé à apprécier.

J'ai découvert une cuisine douce, très fine; ce qui me paraissait fade au début est devenu goûtu, j'ai appris à apprécier les textures, les couleurs, manger est devenu une expérience plus complexe et intéressante qu'elle ne l'a jamais été. Que ce soit un tendre Toro (thon gras) ou une table couverte de multiples salades, les pickles ou un ragout, chaque bouchée est devenue un mélange de sensations pour un plaisir accru.

J'ai en quelque sorte redécouvert le plaisir de la bouche, ce qui ne m'empêche pas de savourer avec un bonheur inégalé une bonne côte de bœuf, pas de souci de fidélité en gastronomie.

Un ami a un jour comparé la côte de bœuf à un bol de ramen.

Je trouve la comparaison magnifique, car les deux font partie de ce que j'aime le plus.

Vous connaissez certainement les plaisirs de la côte de bœuf saignante et tendre, peut-être moins ceux du ramen.

Le ramen au sel, au porc (tonkatsu), au soja, au miso, selon les régions, et plus ou moins gras, épais, fin, frais selon les restos. Aucun vrai ramen ne ressemble à un autre, et goûter la soupe du bout des lèvres avant de s’attaquer aux pâtes fines, épaisses, plus ou moins cuites, est un vrai délice pour les aficionados.

Et des aficionados, il y a en a au Japon, les classements des meilleurs ramen, meilleurs sushis, meilleurs restos de toutes sortes, des queues interminables pour une dizaine de minutes de dégustation, vous pouvez allumer n’importe quelle chaine de télévision, vous aurez de grandes chances de tomber sur une émission de dégustation de plats en tout genre, après les traditionnels Oishiiiii, la bouche pleine. Le plaisir culinaire est pour ce que j’en ai vu, au centre des plaisirs, les gens parlent de nourriture, vont très souvent au resto, et sont très exigeants. La seule source de plaisir ayant un impact comparable est probablement le sexe.

Je suis obligé de terminer par une phrase bateau qui commence par : « Les goûts et les couleurs… » pour éviter que l’on me qualifie d’intégriste japonophile. Mais mon plaisir devant une table couverte de leurs petits plats raffinés est pour moi le summum du plaisir de la bouche.

J’espère que certains d’entre vous auront la chance de le découvrir.

lundi 16 novembre 2009

L’intervention militaire de l’OTAN en Afghanistan : de l’impérialisme ?

En lisant ce billet sur un blog québécois, la question m'a sauté aux yeux : mène-t-on une intervention impérialiste en Afghanistan ? Si la réponse me semble évidente concernant l'occupation de l'Irak, les choses sont moins nettes en Afghanistan. Rappelons-nous du contexte : suite aux attentats du 11 septembre, les Etats-Unis obtiennent l'accord des Nations-Unies pour lancer une offensive militaire sur l'Afghanistan. Ils entraînent avec eux l'OTAN, organisation pourtant prévue pour la défense de ses membres au départ, sans réelle opposition à l'époque. Les opinions publiques étaient sous le choc des attentats et personne ne pouvaient dire avoir une affection pour le régime des talibans. Depuis, le pays est occupé, la situation est très difficile pour nos troupes, les Afghans nous rejettent de plus en plus, le gouvernement que nous soutenons est corrompu et s'amuse à truquer les élections, les talibans sont toujours là et font tâche d'huile sur le Pakistan voisin.

Mais est-ce une opération mal gérée ou de l'impérialisme ? Reprenons la définition donnée par les historiens de ce terme. Marc Ferro nous en donne la définition suivante :

L'impérialisme est une politique développée par un Etat qui cherche à conserver ou à étendre sa domination sur des territoires ou des peuples qui n'étaient pas sous son contrôle avant le lancement de ces politiques (je résume parce que la définition de Ferro est beaucoup plus longue).

Cela signifierait donc que l'OTAN tente d'imposer sa domination à l'Afghanistan, et que nous serions proche d'un système de type colonial dans ce pays.

A mon sens, on pourrait tout à fait répondre positivement à cette question. Si, au départ, l'intervention otanienne ne visait pas à soumettre l'Afghanistan mais simplement à retrouver des criminels et à détruire un régime dangereux, il y a bien longtemps que nous avons dépassé ce stade. Nos forces sont présentes depuis huit ans sur place et elles ne font pas que chercher Ben Laden. Ce pays regorge de richesses, permet à l'OTAN de surveiller Inde, Pakistan, Iran, Chine et Russie, est idéalement situé sur des routes pétrolières importantes. Ces facteurs pourraient nous inciter à rester.

Si nous nous enracinons, voire si nous renforçons nos troupes et continuons à soutenir un gouvernement pourri, le terme d'impérialisme sera une réalité. Ne nous faisons pas déborder et sachons ne pas retomber dans nos travers du XIXe siècle.

Reste une question : si nous partons maintenant, les talibans vont revenir. Absolument, mais nous devons assumer nos responsabilités. L'occupation et nos choix politiques ont rapproché les Afghans de leurs anciens oppresseurs. Cela devrait être une bonne leçon pour nos actions militaires à l'extérieur : la force n'a rien résolue dans ce cas, et risque même de nous enfoncer encore davantage dans nos difficultés.